najat vallaud-belkacem prend la défense de manuel valls
najat vallaud-belkacem prend la défense de manuel valls © reuters

Le texte, porté par Najat Vallaud-Belkacem, est examiné cet après-midi à l'Assemblée nationale. Il prévoit des mesures sur quatre grands domaines : le droit à l'avortement, le travail, les pensions alimentaires et les violences faites aux femmes.

Après la manifestation de dimanche des anti-IVG, les députés de l'Assemblée nationale ont un gros dossier sur les bras : le projet de loi de la ministre de la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem. Un projet qui porte sur plusieurs points.

Renforcement du droit à l'IVG

Comme en témoigne la manifestation d'hier, c'est le domaine le plus polémique. Le texte élargit le délit d'entrave "à l'information à l'IVG". Cela veut dire l'interdiction des commandos anti-IVG qui empêchent régulièrement les femmes d'entrer dans les hôpitaux.

Autre mesure, la suppression de la notion de "détresse" inscrite ds la loi de 1975 pour les femmes qui ont recours à l'avortement. Les anti-IVG dénoncent une banalisation de l'avortement.

L'égalité au travail, les papas plus à la maison

Le texte prévoit une pénalité financière pour les entreprises qui ne respectent pas cette égalité, et aussi l'obligation pour toute entreprise qui répond à un marché public d'attester qu'elle respecte l'égalité professionnelle.

A cela s'ajoute la réforme du congé parental. Pour deux enfants, il passera de trois ans actuellement à deux ans et demi. Les six mois restants seront réservés au deuxième parent, pour inciter les pères à en prendre.

En finir avec les pensions alimentaires impayées

Il s'agit de mettre en place une garantie de paiement des pensions alimentaires impayées. Pour l'instant, elle sera testée dans vingt caisses d'allocations familiales.

Des stages pour les auteurs de violences

Le dernier grand domaine de ce projet de loi concerne les violences faites aux femmes. Une femme sur dix est victime de violences conjugales, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son mari. Ce volet propose par exemple la généralisation du téléphone grand danger pour les victimes. Et pour les auteurs de violence, il prévoit un stage de responsabilisation.

Frédéric Matouiz était l'un d'entre eux. C'est un ancien mari violent. Il a battu sa femme pendant des années. Après une thérapie, il s'estime guéri. Il le raconte dans un livre, Il y avait un monstre en moi , paru aux Editions Michalon en 2011.

Laetitia Saavedra l'a rencontré

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