Au lendemain de la mort de Moussa, 300 personnes se sont retrouvées spontanément à Trappes.
Au lendemain de la mort de Moussa, 300 personnes se sont retrouvées spontanément à Trappes. © MaxPPP / Aurélie Ladet

En fin de journée, ce lundi, une marche blanche est organisée à Trappes où un jeune adolescent de 14 ans est mort dans une fusillade vendredi soir, apparemment touché par une balle perdue.

Moussa était visiblement au mauvais endroit au mauvais moment. Et c’est pour lui rendre hommage qu’une marche blanche est organisée ce soir à Trappes, depuis la place du marché. Pour lui et pour l’autre victime collatérale des rivalités entre quartiers, un adolescent de 17 ans, blessé lui, et toujours très choqué par ces tirs en pleine ville, au milieu d’un square. Samedi après-midi, un rassemblement spontané a déjà réuni 300 personnes qui lançaient un appel au calme. Appel au calme entendu pour l’instant, même si certains jeunes parlent de vengeance.

La délinquance divisée par deux en dix ans

Mais si certains peignent une toile plus que sombre de Trappes, de ses quartiers abandonnée, sans éducateurs, de ses guerres de territoire, le maire de la ville, Guy Malandain, ne veut pas parler d’un Chicago en puissance. "Les chiffres sont significatifs quand même : les actes délictueux ont été divisés par deux ces dix dernières années." Pourtant, début avril, il y a bel et bien eu des heurts entre bandes rivales.

Un acte incompréhensible cette fois

Des coups de feu même ont déjà été tirés le mois dernier, faisant un blessé, dans les quartiers Léo Lagrange et Albert Camus, là justement, où Moussa a été tué le 1er mai. Mais jusque-là, note le premier magistrat, personne n’avait jamais tiré 14 coups de feu pour tuer un adolescent innoncent. "On a eu quelques ennuis à Trappes, comme tout le monde d’ailleurs, mais jamais de crime, se souvient Guy Malandain. Ce qui s’est passé avec Moussa, nous étonne, nous blesse, nous interroge. Moi je veux comprendre pourquoi surtout. Cela nous permettra de mettre en place de nouvelles stratégies dans les services spécialisés et dans notre façon d’occuper les jeunes de Trappes."

Guy Malandain, le maire de Trappes : "On est blessés, on ne comprend pas ce qui s'est passé." >

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Le maire de Trappes, Guy Malandian avec Béatrice Dugué

Le maire ne veut pas mettre d’huile sur le feu. Trappes ce n’est pas cela. Ce n’est pas cette criminalité aveugle, martèle-t-il. Guy Malandain espère une mobilisation importante en fin de journée pour que tous ses administrés expriment ce refus avec lui.

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