Plus de 100 millions d'injections ont été réalisées en France depuis le début de la campagne de vaccination contre le Covid-19. C’est le vaccin Pfizer qui est le plus utilisé pour lutter contre l’épidémie de Covid-19 dans le pays.

Le 16 septembre 2021, dans un vaccinodrome du Palais des Festivals de Cannes.
Le 16 septembre 2021, dans un vaccinodrome du Palais des Festivals de Cannes. © AFP / Eric Dervaux

La semaine dernière, le vendredi 5 novembre, seulement sept premières doses de vaccin AstraZeneca ont été injectées en France, contre près de 25 000 produites par Pfizer-BioNTech. Cette photo suffit pour observer le gouffre entre les deux vaccins. Même le Moderna n’est pas autant plébiscité, avec 4 800 premières injections réalisées vendredi dernier.

D'après les données de Santé publique France, Pfizer est le vaccin le plus injecté que ce soit pour les premières ou les secondes doses. Ce qui est frappant, c'est la part très faible de vaccin AstraZeneca. Seulement 26 premières doses ont été réalisées entre le 1er et le 7 novembre, la semaine dernière. Le vaccin britannique a connu quelques désillusions depuis son arrivée sur le marché. Présenté comme le vaccin salvateur car facile à transporter et disponible dans les pharmacies, il a été pointé du doigt après de rares cas de thromboses et de coagulation chez des patients jeunes. Principe de précaution oblige, le vaccin a alors été limité aux plus de 55 ans.

Pfizer a rapidement rassuré, tout comme Moderna, bien qu’il soit à présent déconseillé pour les moins de 30 ans par la Haute Autorité de santé. D’abord prescrit avec une seule dose, Janssen s’est vu ajouter un rappel de vaccin à ARN messager pour être plus efficace.

Si le vaccin de Pfizer-BioNTech est sur la première marche du podium, c’est aussi grâce à son mode de conservation. Il s’est simplifié au fil des mois et permet de distribuer des doses aux médecins de ville. Ils n’ont d’ailleurs plus accès ni à AstraZeneca, ni à Janssen.

Une dose de rappel Pfizer ou Moderna

Mardi soir, le chef de l'État Emmanuel Macron a annonce que la dose de rappel (la troisième injection, donc) deviendra obligatoire pour les 65 ans et plus à partir du 15 décembre, condition sine qua non pour voir le pass sanitaire prolonger. "Six mois après le vaccin, l'immunité diminue et donc le risque de développer une forme grave augmente."

Près de 3,7 millions de Français ont à ce jour reçu cette dose de rappel, pour la plupart avec du Pfizer. En moyenne, 80 000 doses sont injectées chaque jour. Mais la cadence devrait augmenter suite aux annonces d'Emmanuel Macron ce mardi soir, comme après ses interventions précédentes notamment au début de l'été).