Internet VS écologie ? Peut-être pas. De plus en plus, les moteurs de recherche alternatifs fleurissent et disent OUI au développement durable.

Parmi les moteurs de recherche alternatifs, Ecosia lutte contre la déforestation en plantant des arbres au Brésil, au Burkina Faso ou encore à Madagascar.
Parmi les moteurs de recherche alternatifs, Ecosia lutte contre la déforestation en plantant des arbres au Brésil, au Burkina Faso ou encore à Madagascar. © AFP / PHOTONONSTOP / FRÉDÉRIC SOREAU

Éteindre la lumière en sortant d'une pièce, fermer le robinet quand on se brosse les dents, limiter l'usage de sacs plastiques. Les éco-gestes au quotidien sont nombreux. Et sur internet, on peut lui trouver son équivalent grâce aux moteurs de recherche alternatifs, qui essaiment. Pour les utiliser, il suffit d'installer une extension sur son navigateur. Mais attention ! Ces moteurs de recherche ne génèrent pas moins de carbone, ils le compense en réinvestissant ses revenus dans diverses activités écologiques. Les résultats, eux, sont peu ou prou les mêmes que ceux du géant Google. Coup de projecteur sur ses alternatives green.

Ecogine. Créé par trois étudiants de Polytech' Nantes en 2008, Ecogine est l'un des plus populaires en matière de moteurs écologiques. Les bénéfices sont entièrement reversés à des associations environnementales. Aujourd'hui, une partie du moteur de recherche est d'ailleurs gérée par l'Association Pour les Enfants du Pays de Beleyme. Et quant aux choix des associations, Ecogine le fait en toute transparence : les 15 centimes d’euro par requête, en moyenne, récoltés par l’association Ecogine.org sont reversés à des associations sélectionnées par l'équipe d'Ecogine.org et soumises aux utilisateurs du site qui peuvent également en suggérer. Et pour limiter son impact sur l'environnement, le moteur de recherche compense les gaz à effet de serre (GES) émis lors des recherches en redistribuant une partie de l'argent récolté par Ecogine.org à l'association CO2 solidaire qui finance des projets visant à réduire les émissions de GES dues aux activités humaines.

Ecosia. Déjà 6.285.805 arbres ont été plantés grâce aux recherches des internautes à l'heure où nous écrivons cet article. Et chaque seconde, le chiffre augmente. Grâce à ses profits publicitaires notamment, Ecosia reverse ses revenus à des projets de reforestation à travers le globe, notamment l'association The Natural Conservancy, consacrée à la plantation d'arbres au Brésil. En chiffre, Ecosia ce sont 3 millions d'utilisateurs actifs, 0.28 euro par arbre, un total de dons qui s'élève à 2.886.012 et 11 secondes pour planter un arbre. Et alors, pourquoi des arbres plutôt qu'une autre action ? "Planter un arbre permet à la fois de lutter contre le changement climatique, relancer le cycle de l'eau, transformer les déserts en forêts fertiles et de favoriser la nutrition, l'emploi, l'éducation, l'aide médicale et la stabilité politique et économique."

Ekoolos. Dans une autre mesure, Ekoolos est une initiative personnelle qui répertorie des sites et des informations autour de l'écologie, du développement durable, les sciences de la nature, la protection de l'environnement, la vie sauvage, l'éco-citoyenneté, le commerce équitable et la consommation responsable.

Lilo. Moins écologique, mais tout aussi éthique, Lilo finance des projets sociaux et environnementaux. L'usager choisit le projet auquel il souhaite contribuer et plus de 50 % des revenus générés par la publicité lui reviennent. Et tout le monde peut proposer un projet ! En plus du financement, Lilo s'engage à protéger la vie privée de ces utilisateurs en ne collectant pas leurs données et en agissant contre le tracking publicitaire. Un site plutôt ludique qui fonctionne avec des gouttes d'eau. Chaque recherche donne goutte d'eau, que l'internaute reverse au projet de son choix. Réaliser les rêves d'enfants malades, sauver les rapaces nocturnes, mobiliser les jeunes pour lutter contre les inégalités dans les quartiers populaires, créer des logements "passerelles" à louer à des personnes précaires ... Les projets sont divers et variés avec un grand point commun : la solidarité.

Malheureusement, d'autres sites ont vu le jour avant de s'évanouir, faute de succès. Raison de plus pour s'investir dans la démarche. Et pour rester cohérents, d'autres éco-gestes existent dans nos usages d'internet comme réduire le nombre de pages consultées (les mots clés précis ciblent de meilleurs résultats), entrer une adresse url connue directement plutôt que passer par un e requête ou utiliser les outils de recherche d’un site plutôt que les moteurs classiques. C'est solidaire, simple, gratuit. Alors pourquoi se priver ?

►►►En savoir plus avec le guide pratique de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) pour réduire son empreinte écologique.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.