2.300 migrants vivent dans la "jungle" de Calais.
2.300 migrants vivent dans la "jungle" de Calais. © Zuma Press/MaxPPP / Velar Grant

La nuit dernière, plusieurs centaines de personnes se sont affrontés à coups de barres de fer, de bâtons et de pierres au bout du port de Calais.

Cette rixe n’est pas une nouveauté. "Il y en a déjà eu de cette ampleur" , confirme le sous-préfet de Béthune, Nicolas Honoré. A priori, la bagarre a commencé entre migrants africains et afghans. Elle s’est soldée par 7 blessés légers. Une soixantaine de policiers ont dû intervenir pour mettre fin aux échauffourées.

Pourquoi une telle violence ?

Un peu plus de 2.000 migrants sont en transit à Calais, espérant rejoindre l’Angleterre promise. Mais en attendant, ils vivent dans des conditions précaires, dans des tentes d’été. Et cette nuit-là, il n’y avait aucun camion se dirigeant vers la Grande-Bretagne.

Christian Salomé, de l’Auberge des migrants, explique à Sophia Marchesin, que cette violence résulte d'une accumulation de frustrations et de misère au quotidien.

En cette fin d’année, il y a très peu de poids lourds, donc très peu de possibilité de passer en Angleterre. La dépression se transforme en tension intérieure, comme un baril de poudre. Une étincelle et ça explose.

A cela, il faudrait rajouter l’alcool, poursuit-il. "Certains se sont alcoolisés, notamment les Africains, ce qui a pu générer des tensions avec les Afghans qui ne boivent pas." Ce vendredi, le hangar mis à disposition des migrants le 26 décembre pour se protéger du froid avait été fermé, en raison de la remontée des températures.

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