Avec l'ouverture de la vaccination aux adolescents ce mardi, la plateforme médicale française a enregistré 62.000 rendez-vous, soit plus que ce qui était attendu. D'une façon générale, Doctolib précise que la moitié des rendez-vous pris le sont par des moins de 35 ans.

Sur Doctolib, 50% des rendez-vous sont pris par des plus de 35 ans.
Sur Doctolib, 50% des rendez-vous sont pris par des plus de 35 ans. © AFP / Hans Lucas / Florian Jannot-Caeilleté

62.000 rendez-vous pris en quelques heures pour les 12-18 ans. C'est le chiffre avancé mardi par la plateforme Doctolib, principal outil de prise de rendez-vous, alors que la campagne de vaccination anti-Covid est ouverte depuis ce mardi matin aux mineurs. "C'est un rendez-vous sur quatre, hier lundi, qui a été pris pour un moins de 18 ans", souligne Stanislas Niox-Château, cofondateur de Doctolib. Seuls les patients de 15 à 17 ans peuvent prendre eux-mêmes leur rendez-vous avec l'autorisation des parents, précise-t-il, alors que les parents doivent s'occuper de la prise de rendez-vous pour les 12-14 ans et les accompagner au rendez-vous. 

Doctolib indique également que la prise de rendez-vous sur sa plateforme concerne désormais "majoritairement" une population "jeune". 80% des rendez-vous sont désormais bloqués pour des moins de 50 ans et 50% des rendez-vous sont pris par des moins de 35 ans, détaille Stanislas Niox-Château, dont l'entreprise propose sur une page spéciale de son site un suivi détaillé de la campagne vaccinale et de son rôle dans la prise de rendez-vous. 

50% de vaccinés fin juin

Acteur majeur de cette campagne de vaccination, Doctolib estime qu'avec quatre millions de vaccinations par semaine, un Français sur deux aura reçu une première injection fin juin. Selon la plateforme, 300.000 créneaux de vaccination étaient disponibles lundi soir, dont 80.000 en Île-de-France, avec toutefois une faible disponibilité dans la moitié des régions.

Cela s'explique par le fait que le délai entre la prise de rendez-vous et le jour de la vaccination s'est considérablement réduit (d'une dizaine de jours début mai à cinq environ aujourd'hui). "Les centres ouvrent de manière plus tardive les créneaux [à 15 jours environ], avec moins de visibilité sur les stocks de juillet-août, entraînant plus de disponibilités à court terme", poursuit Stanislas Niox-Château. 

Doctolib confirme enfin une baisse de la prise de rendez-vous la semaine dernière sur la plateforme. Un nombre très fort début mai qui a "fléchi et réaugmenté lundi" : "Cela ne s'explique pas par un fléchissement de la demande mais par le fait qu'il y a sept millions et demi de secondes injections prévues sur le mois à venir, deux fois plus que sur le dernier mois. Or les stocks de Pfizer sont constants, il y a donc, mathématiquement, moins de disponibilités pour des premières injections."