Le Premier ministre n'écarte pas la possibilité de prolonger l'état d'urgence
Le Premier ministre n'écarte pas la possibilité de prolonger l'état d'urgence © MaxPPP

Le Premierministre n’écarte pas la possibilité d’une prolongation de l’état d’urgence qui doit se terminer le 26 février 2016. Adoptée dans la foulée des attentats du 13 novembre, cette loi interdit les rassemblements et par conséquent les manifestations.

« Il ne faut pas écarter cette possibilité » a expliqué le locataire de Matignon au sujet du prolongement de l’état d’urgence, une notion que l’exécutif souhaite inscrire dans la Constitution.

Certes, a reconnu Manuel Valls, les restrictions des libertés existent. Depuis mardi, les manifestations sont à nouveau autorisées sur la voie publique en Ile-de-France, mais dans certains cas, la préfecture pourra prendre des mesures d’interdiction ponctuelles.

Un appel pour défendre la liberté de manifester

A l’initiative du député écologiste Noël Mamère, du responsable NPA Olivier Besancenot et du porte-parole de Droit au logement Jean-Baptiste Eyraud, un appel circule pour défendre la liberté de manifester pendant l’état d’urgence.

« Beaucoup de manifestations ont eu lieu encore dimanche un peu partout enFrance, mais on s'est malheureusement aperçu à Paris, Place de la République, que la violence pouvait être là... mettre en cause la mémoire des victimes" des attentats de Paris et Saint-Denis » a regretté le Premier ministre.

Dimanche, plus de 300 personnes ont été arrêtées après des échauffourées entre manifestants et la police lors d’un rassemblement place de la République à Paris. Les participants étaient réunis pour faire pression sur les dirigeants du monde entier au moment de la COP 21.

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