Le ministre de la Santé a confirmé l'ouverture de la dose de rappel de vaccin anti-Covid à tous les adultes majeurs cinq mois après la deuxième injection, pour faire face à la cinquième vague de la maladie en France. Le gouvernement se refuse pour l'instant à envisager un nouveau couvre-feu ou un reconfinement.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, tenait une conférence de presse jeudi midi.
Le ministre de la Santé, Olivier Véran, tenait une conférence de presse jeudi midi. © AFP / Thomas Coex

Pour faire face au rebond épidémique, le gouvernement a décidé jeudi d'ouvrir, à partir de ce samedi, la dose de rappel de vaccins anti-Covid à tous les adultes. "Nous pouvons passer cette vague sans recourir aux outils les plus contraignants si nous utilisons toutes les cartes que nous avons en mains", a estimé le ministre de la Santé Olivier Véran. Toutefois, "cette cinquième vague sera plus longue et plus dure que la quatrième", a-t-il rappelé. 

Le pic de la cinquième vague est attendu "début décembre" a précisé le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon. Ces derniers jours, le nombre de cas a augmenté très rapidement en France, atteignant 32.591 nouvelles contaminations mercredi, au plus haut depuis le 24 avril. Le taux d'incidence national est actuellement de 193 cas hebdomadaires pour 100.000 habitants, avec un taux de reproduction (R) de 1,6 "soit un doublement du nombre de cas tous les 11 jours".

Rappel vaccinal pour tous dès samedi

La mesure phare annoncée par le gouvernement, c'est le rappel vaccinal qui s'applique désormais à tous les Français majeurs à partir de cinq mois après la deuxième injection. "En pratique cela concerne 25 millions de Français dont six millions ont déjà reçu leur rappel, il reste donc 19 millions de Français à date qui deviennent éligibles au rappel de vaccination et que nous appelons à se faire vacciner dans les deux prochains mois", a précisé le ministre de la Santé.  

Dans un avis rendu jeudi matin, la Haute autorité de santé (HAS) a recommandé que le rappel de vaccin soit fait dès l'âge de 18 ans, cinq mois après la vaccination complète. Le gouvernement suit ainsi cet avis, sans envisager pour l'heure un couvre-feu, des fermetures anticipées de commerces, limitations des dépalacements ou un reconfinement comme c'est le cas dans d'autres pays. 

Selon le ministre de la Santé, "la France a suffisamment de vaccins" pour mener cette campagne de rappel. "Vous pouvez d'ores et déjà vous rendre sur les plateformes de prise de rendez-vous en ligne pour réserver vos créneaux" et "nous allons ouvrir, rouvrir ou amplifier les centres de vaccination à compter de ce week-end", a-t-il encore assuré.

Pass sanitaire, validité des tests PCR, port du masque

Olivier Véran a également annoncé que :

  • Le pass sanitaire de tous les adultes sera conditionné à l'injection d'une dose de rappel sept mois après la deuxième dose, à partir du 15 janvier prochain ;
  • La validité des tests PCR sera elle réduite à 24 heures contre 72 heures actuellement pour les personnes non vaccinées qui veulent l'utiliser pour bénéficier du pass sanitaire ;
  • Le port du masque sera de nouveau obligatoire dans tous les lieux recevant du public, y compris les lieux soumis au pass sanitaire ;
  • Les préfets seront aussi habilités à rendre obligatoire le port du masque pour des événements en extérieur, tels que par exemple les marchés de Noël ou des brocantes ;
  • La France étudie la possibilité de vacciner les enfants de 5 à 11 ans mais cela n'aura pas lieu avant "début 2022" ;
  • TousAntiCovid sera également mise à jour pour préciser la date d'expiration du pass sanitaire pour celles et ceux qui l'ont inséré dans l'application.  

La fin des fermetures systématiques des classes 

Le ministre de l'Education nationale a également annoncé que, si le protocole sanitaire de niveau 2 est maintenu dans les établissements scolaires, il n'y aura plus de fermeture systématique de classes dès le premier cas de Covid mais un dépistage de l'ensemble des élèves, ce qui est déjà le cas au collège et au lycée. 

Ainsi, seuls les élèves présentant un test négatif pourront revenir en classe, effectué soit par les responsables légaux soit par la présence des laboratoires au sein des établissements. Jeudi, près de 8.000 classes étaient fermées pour cause de Covid-19, d'après le ministère de l'Éducation nationale contre 6.000 mardi et 4.000 vendredi.   

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