Un compromis a été trouvé entre l'intersyndicale et l'Agence régionale de santé, notamment sur la création de 30 nouveaux postes (les grévistes en demandaient 52). Le mouvement de grève avait été entamé le 22 mars et sept salariés s'étaient même mis en grève de la faim le 21 mai.

Manifestation devant l'hôpital du Rouvray le 29 mai 2018
Manifestation devant l'hôpital du Rouvray le 29 mai 2018 © AFP / Charly Triballeau

Trois de ces salariés avaient dû être hospitalisés en début de semaine, et présentaient des risques de séquelles irréversibles. Une urgence qui a fini par pousser l'ARS à revoir ses propositions à la hausse, après de longues négociations (plus de dix heures sur deux jours).

Selon la CGT, qui participait aux négociations, l'accord prévoit la création de 30 postes, d'une unité pour adolescents, et d'une unité hospitalière spécialement aménagée (pour prendre en charge des personnes incarcérées nécessitant des soins psychiatriques en hospitalisation complète). Sébastien Ascoet, délégué syndical, estime que la bataille est désormais terminée : "Nous avons obtenu la création de 30 postes. Nous sommes satisfaits de cet accord. Thomas, gréviste de la faim depuis 19 jours, est parti à l'hôpital. Les trois autres grévistes sont en train de recommencer doucement à s'alimenter."

Les grévistes dénoncent depuis plus de deux mois la "surpopulation chronique" et la "dégradation des conditions de travail et d'accueil" dans l'établissement. L'hôpital psychiatrique du Rouvray, situé dans la banlieue de Rouen, est le troisième de France par son nombre de patients. Une cadre de santé de l'hôpital expliquait cette semaine que "certains patients viennent de leur plein gré, et malgré tout, nous les  mettons en chambre d’isolement. C’est inadmissible, c’est indigne, on ne peut plus travailler comme ça".

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