de la viande de cheval étiquetée pur boeuf saisie à cavaillon
de la viande de cheval étiquetée pur boeuf saisie à cavaillon © reuters

Il y avait eu les lasagnes au cheval l'hiver dernier : cette fois, ce sont 3.000 chevaux dont la viande a bien failli finir dans nos assiettes. Une viande, qui plus est, parfaitement impropre à la consommation.

Le parquet de Marseille a confirmé le chiffre dans la soirée : sur son secteur, 3.000 chevaux sont concernés par ce trafic. Une information judiciaire a été ouverte fin juin.

Plusieurs syndicats agricoles ont rendu l'affaire publique : ils affirment que c'est un réseau mafieux belge qui a mis en place ce trafic. Un réseau qui aurait acheté des chevaux de selles, dans des centres équestres ou des particulier. Sauf qu'en lieu et place de la retraite paisible promise, les chevaux ont pris le chemin de l'abattoir.

Les escrocs auraient ensuite falsifé les carnets de santé puis tenté de faire abattre les animaux... Apparemment sans succès.

"Nos abattoirs ont bien fait leur boulot"

La Fédération nationale des exploitants d'abattoirs prestataires de service affirme à l'AFP n'avoir rien à voir avec les fraudeurs. Elle assure même que ce sont ses adhérents, alertés par certains documents peu crédibles, qui ont levé le lièvre. "On avait des doutes sur certains documents" explique André Eloi, directeur général de la FNEAP. "Nos abattoirs ont bien fait leur boulot".

Les producteurs de viande de cheval rappellent eux que "la viande équine française est de grande qualité" : les éleveurs se défendent d'avoir quoi que ce soit à voir avec cette nouvelle affaire.

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