Victor avant et après
Victor avant et après © DR

Faute de places dans des centres d'accueil en France, 6.000 handicapées ont dû s'exiler en Belgique. C'est le cas de Victor, 23 ans. Mais, après une année passée en Belgique, son état s'est considérablement dégradé.

Il y a une semaine, la France était épinglée par le commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe pour - entre autres griefs - la prise en charge des personnes handicapées. Faute de places dans des centres d'accueil en France, 6.000 personnes handicapées doivent s'exiler en Belgique.

Des retraités lyonnais ont ainsi dû y placer leur fils de 23 ans Victor, qui souffre de troubles autistiques. Mais, après une année passée en Belgique, son état s'est beaucoup dégradé. Victor dort mal, maintenant, traumatisé par son passage dans le centre belge. Amaigri de 10 kilos. Les griffures et les plaies, retrouvées dans sur son dos et ses pieds s'estompent peu à peu, mais pas ses souvenirs. Il ne parle pas mais André, son père de 73 ans, doit dormir, près de lui pour le rassurer, en Belgique il était souvent agressé par un compagnon de chambre.

Victor passe maintenant ses journées à la maison, totalement désocialisé. Un quotidien lourd à assumer pour ces parents rongés par la culpabilité.

Le reportage de Catherine Duthu

Et pour les 6.000 Français handicapés qui ne peuvent trouver des structures spécialisées qu'en Belgique, les usagers planchent sur un label de qualité qui permettrait de noter l'accueil dans les centres belges. Le gouvernement promet, de son coté, de renforcer la collaboration avec la Wallonie pour inspecter ces maisons d'accueil. Le secteur représente plus de 5.000 emplois en Belgique.

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