Le chef de file de La France Insoumise dépose une plainte après la publication d’une vidéo par un Youtubeur d’extrême-droite mettant en scène une attaque armée fictive contre un électeur de son parti. Un "appel au meurtre" selon le député.

Depuis le siège de LFI Jean-Luc Mélenchon a dénoncé  la vidéo postée dimanche par un youtubeur d'extrême droite "Papacito", qui simule le meurtre d'un électeur insoumis- représenté par un mannequin
Depuis le siège de LFI Jean-Luc Mélenchon a dénoncé la vidéo postée dimanche par un youtubeur d'extrême droite "Papacito", qui simule le meurtre d'un électeur insoumis- représenté par un mannequin © Capture d'écran vidéo LFI

Un Youtubeur d’extrême droite qui crible de balles un mannequin censé représenter un électeur de la France Insoumise : cette vidéo n’est restée que quelques heures en ligne, elle a tout de même été visionnée plus de 100 000 fois. Devenu viral, le document continue de circuler, et d’être commenté. 

Très rapidement, Jean-Luc Mélenchon a exprimé son émotion en direct sur les réseaux sociaux, et porté plainte pour "provocation au meurtre".  

La vidéo en question : "Le gauchisme est-il pare-balles ?" du Youtubeur Papacito

"Aujourd’hui, on va tester si le gauchisme est pare-balles" lance Papacito, un Youtubeur d’extrême-droite. "On va voir si le matériel de base du mec qui vote Jean-Luc Mélenchon va lui permettre de résister à la potentielle attaque d’un terroriste sur le territoire.

Sur les images, il porte treillis et béret. À ses côtés : Code Reinho, Youtubeur aux mêmes sensibilités. Face à eux : un mannequin, vêtu d’un t-shirt orange avec écrit "Je suis communiste", d’un badge du Che et d’une casquette floquée du marteau et de la faucille. 

Armés de fusils, les deux hommes tirent à bout portant sur leur cible, jusqu’à la décapiter. Avant d’asséner à l’électeur factice plusieurs coups à l’aide d’une imposante arme blanche. 

Diffusée dimanche, visionnée plus de 100 000 fois avant d’être retirée lundi dans la journée, elle a été signalée par la France Insoumise à la plateforme policière Pharos, qui lutte contre les contenus haineux en ligne.

La chaîne de l'auteur compte 103 000 abonnés. Le 3 juin, Eric Zemmour le présente comme son "ami". 

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Comment Jean-Luc Mélenchon a-t-il réagi ? 

Dans un direct vidéo, diffusé lundi en début d’après-midi, le ton grave, Jean-Luc Mélenchon qualifie à plusieurs reprises d'"appel au meurtre" les images en question. Entouré de cadres du parti, comme Adrien Quatennens (député LFI du Nord), il lance à ses soutiens : "Je suis certain qu’aucune, aucun, d’entre vous n’approuve une telle mise en scène et vous êtes soulevés de dégoût et d’effroi."

Jean-Luc Mélenchon revient ensuite sur le lien qu’il a fait entre élection présidentielle et terrorisme, dimanche, dans l’émission Questions politiques sur France Inter, des paroles qui ont déclenché une vive controverse chez les politiques et les proches de victimes d’attentats . "Je mets en garde contre le fait que cette vidéo est parue en fin de journée dimanche, alors même que commençait à s’orchestrer une odieuse manipulation de mes propos, à propos des attentats qui ont eu lieu au cours des précédentes élections et à propos desquels je veux renouveler à cet instant (…) l’expression de ma compassion pour les victimes et les familles des victimes."

Le député des Bouches-du-Rhône rappelle ensuite avoir "déjà fait l’objet d’innombrables menaces de mort mais surtout d’une préparation d’un attentat qui a fort heureusement été déjoué et dont les auteurs (…) ont pour finir été renvoyés en correctionnelle par une ordonnance de mai dernier." Et d’ajouter : "Il ne peut être questions que nous acceptions (…) qu’on en vienne à la menace physique, au terrorisme intellectuel qui précède toujours le terrorisme physique."

Jean-Luc Mélenchon porte plainte pour "provocation au meurtre" précise à franceinfo son avocat, maître Mathieu Davy. L’auteur risque cinq ans de prison et 45 000 euros d'amende. 

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Les réactions dans la classe politique 

Les réactions n’ont pas tardé, à commencer, bien sûr, par celles des élus de la France Insoumise. Adrien Quatennens parle d’une "énième alerte." Clémentine Autain (députée de Seine-Saint-Denis) qualifie le climat de "préfasciste.

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Une vidéo "extrêmement grave" selon Stéphane Peu, député PCF de Seine-Saint-Denis. 

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"Ils ont tous, à droite, chez LREM, la République à la bouche, mais ils attendent quoi pour agir concrètement et pour la sauver du chaos qui menace ?" tweete la sénatrice écologiste Esther Benbassa. 

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