Vincent Peillon
Vincent Peillon © IP3 PRESS/MAXPPP / Maxime Jegat

Le ministre de l'éducation nationale annoncera demain une série de mesures pour rendre l'éducation prioritaire plus attractive pour les enseignants et plus efficace. Les indemnités versées au personnel des établissements concernés seront revalorisées.

Le président François Hollande avait fixé le cap lors de ses voeux à la presse hier: "rendre plus attractifs pour les enseignants les postes dans les territoires qui concentrent le plus de difficultés et stabiliser les équipes".

Aussitôt dit, aussitôt fait. A l'issue du conseil des ministres ce matin, le gouvernement a annoncé une réforme de l'éducation prioritaire. Elle sera détaillée demain par le ministre de l'éducation nationale Vincent Peillon. Ces mesures seront d'abord expérimentées "sur une centaine de réseaux préfigurateurs" (écoles et collèges) à la rentrée 2014. La réforme sera ensuite appliquée dans un millier de réseaux dont 350 regrouperont les situations les plus difficiles, selon le compte-rendu du conseil des ministres.

Une réforme à 350 millions d'euros

Selon nos informations, 350 millions d'euros seraient consacrés à la réforme de l'éducation prioritaire, l'une des plus importantes du quinquennat en matière d'éducation.

Pour encourager la stabilité des équipes dans ces établissements, les indemnités vont être revalorisées. Deux dispositifs sont prévus. Pour 350 établissements correspondant à l'actuel réseau Eclair, c'est à dire les établissements concentrant le plus de difficultés, les indemnités avec revalorisation pourraient atteindre 2 300 euros annuels pour chaque enseignant.

Pour les 650 autres établissements, appartenant au Réseau de réussite scolaire, les indemnités seraient de l'ordre de 1 700 euros.

Les enseignants bénéficieront également d'un temps pour "se former, travailler en équipe et développer les relations avec l'élève et sa famille". En décembre, le ministre Vincent Peillon avait déjà indiqué que des décharges horaires seraient accordées à des enseignants en éducation prioritaire, en primaire et secondaire. Chaque heure de cours sera comptabilisée comme 1,1 heure.

A noter, dans tous les collèges de l'éducation prioritaire, que les élèves de 6ème seront pris en charge jusqu'à 16H30 grâce à des recrutements d'assistants d'éducation.

Une véritable relance de l'éducation prioritaire mais la revalorisation des indemnités ne suffit pas (Frédérique Rolet, co-secrétaire générale du SNES, principal syndicat d'enseignants dans le secondaire)

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