En cette journée mondiale de lutte contre le sida, les associations mettent une nouvelle fois l’accent sur l’ignorance des jeunes. Les 15-24 ans sont encore très mal renseignés, que ce soit en matière de dépistage, de prise de risque et de transmission.

Les 15-24 ans sont très mal renseignés concernant le sida
Les 15-24 ans sont très mal renseignés concernant le sida © Getty / BSIP / UIG

Chaque année, 6 000 Français découvrent qu’ils ont contracté le sida, et ce chiffre stagne désespérément depuis une dizaine d’années. Par ailleurs, on estime entre 25 000 et 30 000 le nombre de personnes infectées sans le savoir, faute de dépistage. En ce 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le syndrome d’immunodéficience acquise, les associations veulent mettre l’accent sur les 15-24 ans, une population à risque, en raison de leur manque de connaissances sur cette maladie. 

Deux tiers des jeunes ignorent que le sida n’est pas transmissible s’il est correctement traité

Aujourd’hui, les traitements se sont améliorés et la maladie est devenue chronique. Le sida ne fait plus aussi peur que ces dernières décennies. Résultat : si 79 % des jeunes pensent être bien informés sur le VIH, les investigations plus poussées montrent que la réalité est toute autre. C'est ce que démontre ce sondage, réalisé pour Sidaction.

Certains pensent encore que le VIH se transmet par la salive

Jean Spiri préside le Crips, le centre régional de prévention du sida en Île-de-France. Il est sidéré de ce qu’il entend parfois pendant ses opérations de sensibilisation : _“_Une jeune fille nous disait : “Je me suis toujours protégée, je prends la pilule !” J’ai entendu aussi un jeune très inquiet d’avoir un contact physique avec quelqu’un qui a le VIH, ou de boire dans son verre… Alors que cela fait des années qu’on sait que le VIH ne se transmet pas par la salive.”

Selon lui, l’annonce cette semaine du remboursement de préservatifs sur ordonnance est une bonne nouvelle en matière de prévention, mais cela n’est pas suffisant. Jean Spiri estime qu’il faut encore aller plus loin, en multipliant notamment les séances d’éducation sexuelle, ou encore la distribution gratuite de préservatifs dans les lycées.

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