Le voile est interdit dans les écoles françaises depuis 2004, faut-il l'interdire aussi dans les universités ? Pour le Haut conseil à l'intégration, c'est oui. Wahiba, une étudiante en communication digitale évoque son choix.

Je suis juste une fille qui a décidé de se couvrir les cheveux.

Le rapport du HCI émet douze propositions. Il propose une loi interdisant "dans les salles de cours, lieux et situations d'enseignement et de recherche des établissements publics d'enseignement supérieur, les signes et tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse."

Ces recommandations viennent comme un cheveux sur la soupe alors que nous avions dit au HCI que le problème n'existait pas

Levée de bouclier dans les universités : non, il n'y a pas de problème avec le voile. La réalité du terrain est tout autre, explique Yvon Berland, le président de l'université Aix-Marseille, la plus grande de France.

Je n'ai pas ressenti le moindre problème avec la laïcité.

Selon, le secrétaire général du Haut Conseil à l'Intégration, Benoît Normand, le rapport n'aurait pas du être publié avant la fin de l'année. Il a en revanche été remis au président du nouvel Observatoire national de la Laïcité, Jean-Louis Bianco. L'ancien député calme la polémique naissante. Il est au micro de Marion Lagardère.

Pour nous ce n'est pas d'actualité. Nous débattrons à la rentrée de la nécessité ou non d'une loi.

L'interdiction du voile dans les universités est suggéré mais loin d'être imposé. Nicolas Cadène est rapporteur général de l'observatoire de la laïcité :

Ca n'engage que la mission laïcité du HCI.

A quoi sert donc ce rapport ? La loi de 2004 ne concerne pas les signes religieux dans l'enseignement supérieur. Le Niqab est interdit à la fac, le foulard est en revanche autorisé.

Selon Abdallah Zekri, président de l'Observatoire contre l'Islamophobie, dépendant du Conseil national du Culte musulman :

L'Université de Lille, qui avait tenté de le mettre en application à la fin des années 1990, a été retoquée par le Conseil d'Etat. Par ailleurs, souligne-t-il, la liberté d'expression reconnaît aux étudiants - par l'article 50 de la loi du 26 janvier 84 - le droit d'exprimer leurs convictions religieuses à l'intérieur des universités, mais interdit d'exercer des pressions sur les autres membres de la communauté ou de créer des perturbations.

Pour l'instant, le ministère de l'Enseignement supérieur ne souhaite pas réagir. Il veut se donner le temps d'étudier les reommandations du Haut conseil.

L'état des lieux sur le  voile islamique
L'état des lieux sur le voile islamique © Radio France
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