"Le Canard enchaîné" épingle le ministre de la Cohésion des territoires sur "l'affaire immobilière" conclue par sa femme en Bretagne.

Richard Ferrand
Richard Ferrand © AFP / GEOFFROY VAN DER HASSEL

En tant que directeur général des Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand a fait faire à son épouse une belle opération immobilière.

Selon Le Canard enchaîné, lorsque le conseil d'administration des Mutuelles choisit un nouveau local pour un centre de soins à Brest en 2011, il confie le marché à la Saca, société gérée par l’épouse de Richard Ferrand, Sandrine Doucen.

Le loyer annuel est de 42 000 euros. Au moment de la décision, la Saca n’existe pas encore officiellement et n’est pas encore propriétaire du bâtiment qu’elle va louer. Richard Ferrand est actionnaire de cette SCI pour 1 euro.

Ayant la certitude de louer ces locaux, Sandrine Doucen n’a pas eu de mal à obtenir un prêt pour la totalité du montant de leur achat, 402 000 euros. Quant à la rénovation du site, elle est prise en charge par les Mutuelles de Bretagne.

Rien d'illégal, une juteuse opportunité

Auprès du Canard enchaîné, Richard Ferrand a confirmé les faits, signalant que ceci ne met pas en cause de l’argent public, et que "tout le monde savait" qu'il s'agissait de la SCI de sa compagne. Le président des Mutuelles ne semble pas se souvenir de ce "détail". Et le nom de Richard Ferrand n’apparaît pas sur les statuts de la SCI.

Le Canard précise que la valeur des parts de cette société à été multipliée par 3 000 depuis 2011.

Pour Benjamin Griveaux, porte-parole de La République en marche,"pas question que Richard Ferrand démissionne. Les boules puantes arrivent quelques jours après sa nomination de ministre. C'est un non-événement, puisque toutes les procédures sont légales et connues. Richard Ferrand n'avait aucun pouvoir de décision dans ce processus".

Benjamin Griveaux précise que si Sandrine Doucen a travaillé comme assistante parlementaire de Richard Ferrand, ce n'est pas un emploi fictif, cela a duré quelques mois, pour 8 000 euros.

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