Le trimestriel Zadig lancé en ce mois de mars dépasse largement le nombre de ventes espérées par ses fondateurs. Zadig est un magazine sur la France, celle des villes et celle des campagnes.

Beau succès pour le premier numéro du trimestriel Zadig
Beau succès pour le premier numéro du trimestriel Zadig © CC

Zadig est une revue à l'esthétisme proche du livre, imprimée sur un papier de première qualité. Il est le troisième et dernier magazine d'une sériede publications lancée par une même équipe, celle d'Eric Fottorino,ancien directeur du Monde. En effet, avant lui sont nés le mensuel de reportages de fond Le Un et la revue trimestrielle America, destinée à n'exister que le temps de la présidence Trump et offrant à lire des signatures célèbres et engagées. 

Zadig, lui, propose réflexions et reportages sur l'hexagone. 

Parmi les rubriques, l'une est intitulée  "Pourquoi j’ai choisi la France". Une personnalité étrangère y livre ses raisons d’habiter dans l’Hexagone. Pour le numéro un, place à l'écrivain William Boyd.

En tête des ventes des essais et documents

Les 70 000 premiers exemplaires de Zadig se sont vendus rapidement. 20 000 exemplaires supplémentaires ont été nécessaires pour réapprovisionner kiosques et librairies. 

En sachant que le point d'équilibre financier avait été fixé à 25 000 exemplaires vendus, il est clair que le succès était au rendez-vous de ce premier numéro!

Dans le sillage du mouvement des "gilets jaunes"

Chaque numéro évoque la France, ou plutôt LES France. Pourtant, Zadig n'est pas né du mouvement des "gilets jaunes". L'idée d'une revue sur la France a été lancée par Eric Fottorino, ancien directeur du Monde, il y a deux ans, donc bien avant  le mouvement des "gilets jaunes".  

Un numéro un pour "réparer la France"

Dans le premier numéro, un dossier de 70 pages intitulé "Réparer la France" réunit les signatures de l'historienne et philosophe Mona Ozouf, de l'historien et sociologue Pierre Rosanvallon et de l'écrivaine Marie Desplechin. Le lecteur part à la rencontre des "invisibles" de la société française. Dans la rubrique "La France à la carte", le géographe Hervé Le Bras évoque la "diagonale du vide", les lieux de manifestations des "Gilets jaunes". Enquêtes et reportages à Vierzon, à la Réunion, ou encore auprès d'un professeur à Cagnes-sur-Mer finaliste en 2017 du prix des meilleurs enseignants du monde et d'une infirmière du Pas-de-Calais, d'entrepreneurs sociaux ou encore de membres d’une association de quartier de Créteil aidant des femmes atteintes ou guéries du cancer.

Dans Zadig, pas de publicité

Zadig ne contient aucune publicité, un gage d'indépendance. D'ailleurs, la revue a été baptisée Zadig car le héros de Voltaire était un modèle de liberté. 

Pas de pub, le prix du numéro est donc assez élevé : 19 euros.

Pour se financer, Zadig compte sur les ventes et la recette de la collecte sur le site Kiss Kiss Bank Bank. 

Le premier seuil, de 100 000 euros, finance la réalisation du magazine,

Le deuxième seuil, fixé à 150 000 euros, finance la diffusion partout en France, et dans certains pays francophones.

Le troisième seuil, à 200 000 euros, finance la promotion du magazine sur les kiosques et en librairie. 

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