Selon certaines associations, un lycée sur deux en France comporte une zone fumeur
Selon certaines associations, un lycée sur deux en France comporte une zone fumeur © Fotolia

Mise en place après les attentats de novembre dernier, les zones fumeurs dans les lycées font bondir les associations anti-tabac, qui somment le gouvernement de s’expliquer.

Depuis les attentats de novembre dernier, et de manière à éviter les regroupements devant les établissements, le gouvernement avait adopté une circulaire qui autorise la création de " zones spécifiques ", interprétées en général par les proviseurs comme la création de zones fumeurs.

Problème :fumer dans un lycée est toujours interdit par la loi.

Un lycée français sur deux comporte une zone fumeur

Les associations contre le tabac demandent donc à la ministre de l'Éducation de clarifier sa circulaire : selon ses décomptes, un lycée sur deux en France comporte ces zones fumeurs , et sont donc en infraction, à double titre , avec la loi Evin.

La loi stipule qu’il est interdit de consommer du tabac dans l’enceinte scolaire. Et de plus, les mineurs n’ont pas le droit d’acheter du tabac. C’est donc une double violation de la loi (Michèle delaunay, députée PS, présidente de l'alliance contre le tabac)

Depuis plusieurs semaines, l’association Droit des Non Fumeurs s’en prend directement aux proviseurs, et a engagé des actions en justice contre plusieurs établissements . La semaine dernière, elle a d’ailleurs obtenu gain de cause face à un proviseur de Cergy Pontoise , qui a dû supprimer la zone qu'il avait mise en place.

La justice dit qu’il y a infraction notoire. Le proviseur est donc obligé de respecter la loi Evin. Et l’Etat doit payer une amende de 1500 euros pour avoir contrevenu à la loi (Gérard Audureau, président de l’association Droit des Non Fumeurs)

Coincée entre sa circulaire et la polémique qu'elle suscite, la ministre de l'Éducation Najat Vallaud-Belkacem a rappelé qu'il est interdit de fumer dans les établissements scolaires. L’Alliance contre le tabac lui demande donc aujourd'hui de joindre le geste à la parole, et de rectifier sa circulaire, pour le bien des lycéens mais aussi pour éviter aux proviseurs de subir des injonctions aussi contradictoires .

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