Après la fin des épreuves individuelles, le compteur des médailles françaises aux championnats du monde de judo à Bakou (Azerbaïdjan) reste bloqué à quatre. La France n'est, de fait, plus la deuxième nation mondiale en judo, malgré de bons résultats côté féminin.

La championne Clarisse Agbégnénou en combat, pendant les mondiaux à Bakou
La championne Clarisse Agbégnénou en combat, pendant les mondiaux à Bakou © AFP / Mladen ANTONOV

Au championnats du monde de judo qui se déroulent à Bakou (Azerbaïdjan), le compteur des médailles restera bloqué à quatre, après la fin des épreuves individuelles aujourd’hui : ce mercredi matin, la dernière française en lice, Anne Fatoumata-M’Bairo a été éliminée dès son premier combat.

La Corée du Sud, deuxième nation du judo

Bilan : une médaille d’Or, une médaille d’argent, et deux médailles de Bronze. Teddy Riner absent, l’équipe de France a même perdu son rang de deuxième nation du judo mondial. La Corée du Sud s'est à nouveau intercalée entre la France et le Japon.

Ce n’était pas arrivé depuis 2009 : lors des six précédentes éditions (il n’y en a pas les années olympiques), la France avait toujours fini derrière le Japon, intouchable en haut du podium depuis 1987.

Avec quatre médailles, les athlètes de l'équipe de France font mieux que l’an dernier à Budapest, mais beaucoup moins bien qu’en 2015, où il y avait 6 médailles dont deux en or, et encore moins bien qu’en 2014, ou la France avait raflé 7 médailles. 

Les filles ont fait le boulot

Pourtant, certaines filles ont fait le boulot : Clarisse Agbégnénou en or, Marie-Eve Gahié qui a échoué de peu en finale et a remporté la médaille d’argent, et Amandine Buchard, qui visait l’or et repart avec le bronze. 

Face à ces succès, c'est surtout la difficulté de l’équipe de France masculine qui frappe : une seule médaille, un exploit pour Axel Clerget, seulement 16e au classement mondial des judokas. Mais c'est tout, malgré les espoirs que portait Cyril Maret, médaille de bronze à Rio.

L'absence de Riner remarquée

Sans Teddy Riner, 10 fois titré, qui a fait l’impasse cette année, on se rend compte que la relève peine à éclore chez les hommes, dans les jeunes générations. Le staff de l’équipe de France ne s’alarme pas, et veut qu’on laisse du temps à l’équipe masculine. Pour Stéphane Traineau, directeur des équipes de France de Judo, "une seule médaille chez les garçons, on savait que ça pouvait arriver, Teddy n'étant pas là. Mais au-delà du bilan comptable, je suis content du comportement de ces athlètes, qui ont tous avancé dans les tableaux, qui ont été confrontés aux meilleurs mondiaux".  

"Ils ont perdu, mais contre des costauds. Mais ils se sont défendus, on a vu des athlètes qui étaient prêts à en découdre". 

"On a une équipe avec six jeunes et trois anciens, la mayonnaise est en train de prendre, c'est un groupe qui vit bien", note Stéphane Traineau. Mais pour l'heure, cela confirme que l’équipe de France de judo est plus que jamais portée par les filles.

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