La France accueille la 8e coupe du monde féminine de football. Jamais un événement sportif n’a semblé si près de sortir le sport féminin de l’ornière populaire et médiatique. Les organisateurs veulent en faire une compétition accessible et familiale. En sport aussi, les femmes sont-elles l'avenir de l'homme ?

L'équipe de France féminine de football a déjà séduit les sponsors, les diffuseurs. Objectif : succès populaire pour l'été 2019.
L'équipe de France féminine de football a déjà séduit les sponsors, les diffuseurs. Objectif : succès populaire pour l'été 2019. © AFP / ROMAIN LAFABREGUE

Il suffit de regarder qui sont les diffuseurs de cette coupe féminine de football pour comprendre que l’intérêt dépasse désormais le cercle des initiés. TF1 et Canal Plus diffuseront la compétition. L’intégralité des matchs sera sur la chaîne cryptée et les 25 meilleures affiches pour la première chaîne de France.  Jusqu'alors les matchs des footballeuses étaient diffusés sur des canaux plus marginaux de la TNT. 

Déjà cet été, en plein sacre des joueurs de Didier Deschamps en Russie, TF1 avait annoncé la couleur, le soir de la finale triomphale des Bleus, deux spots annonçant la compétition de leurs homologues féminines avaient été diffusés, au plus fort de l’audience. L’un de ces clips proposé à la mi-temps du match, l’autre avant la remise de la coupe. Des millions de supporteurs des Bleus pouvaient ainsi prendre rendez-vous avec les BleuEs.

Compétition populaire, accessible

Le Mondial féminin aura lieu du 7 juin au 7 juillet. La première vague de billets a déjà été mis en vente. 

Déjà 170 000 tickets ont été vendus. Les packs pour les demi-finales et la finale se sont déjà écoulés. Les billets à l’unité ne seront vendus qu’au premier trimestre 2019. 

La politique tarifaire se veut attractive, les premiers prix proposent des packs à 25 euros pour trois matchs. Moins de dix euros pour une rencontre internationale, l’objectif est de faire venir les familles au stade, d’en faire un rendez-vous accessible et populaire. 

Les organisateurs tablent sur un taux de remplissage de 80% dans les stades qui accueilleront les matchs (Paris, Lyon, Reims, Valenciennes, Le Havre, Rennes, Grenoble, Montpellier et Nice). 

Mais le succès de la compétition dépendra des performances de l’équipe nationale. Les Bleues ne sont jamais allées plus loin qu’un quart de finale.  

Les footballeuses doivent s’inspirer du succès de leurs collègues handballeuses, titrées à Paris ce mois de décembre. À la maison, les femmes entraînées par Olivier Krumbholz ont attiré 5,4 millions de téléspectateurs un dimanche en fin d’après-midi. TF1 a consacré trois heures de retransmission en direct d’un sport, pour lequel la chaîne de Martin Bouygues n’a jamais beaucoup investi par le passé. 

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