Armel Le Cléac’h a remporté la 8ème édition du Vendée Globe, après 74 jours, 3 heures, 35 minutes et 46 secondes passés en mer. Portrait.

Armel Le Cléac'h, dit "Le Chacal", a remporté son premier Vendée Globe.
Armel Le Cléac'h, dit "Le Chacal", a remporté son premier Vendée Globe. © AFP / DAMIEN MEYER

En passant la ligne d’arrivée ce jeudi à 16h37, au milieu d'une nuée de navires venus accueillir son héros aux Sables d'Olonne, Armel le Cléac’h est devenu le vainqueur de la 8e édition du Vendée Globe, le Graal des marins en solitaire. Un tour du monde bouclé en 74 jours, soit quatre de moins que le temps de référence établi par François Gabart en 2012/2013 (78 jours, 2h et 16 min).

Sa victoire est tout sauf une surprise : Armel Le Cléac’h a très vite hérité d’un surnom dans le milieu de la course au large : le "Chacal". Surnom pas très flatteur, pour un marin pourtant si affable et souriant à terre. Mais sur un bateau, Le Cléac’h devient un autre.

Il a des tendances de bon vivant. Mais en mer, c’est un guerrier (Christian le Pape, le directeur du Pôle Finistère de Course au Large, qui connait Le Cléac’h depuis 20 ans)

Déterminé en mer, voire têtu, c’est lui qui le dit : Armel le Cléac’h ne laisse rien au hasard, et cette victoire est celle de la persévérance. A 39 ans, il est devenu le premier skipper à finir son troisième Vendée Globe. Après deux places de dauphin, le voici en haut de l’affiche. Ce père de deux enfants, issu d'une famille de marins côté maternel et qui a grandi avec deux frères et une soeur, s'est entièrement dédié à cette course. Son bateau a été spécialement conçu pour cette édition, et équipé de ces fameux foils, restés intacts.

Armel Le Cléach' assis sur l'un des ces foils.
Armel Le Cléach' assis sur l'un des ces foils. © © V.Curtuchet/BPCE

L'enfant de la baie de Morlaix

Armel Le Cléac’h avait 12 ans lors du 1er Vendée Globe en 1989 : une course qui l’a marqué à vie et dont il va lui aussi à sa manière écrire l’histoire. Le Cléac’h signifie "sonneur de cloches" en breton : en effet, l’homme reste attaché à sa Bretagne natale, cette baie de Morlaix où il a fait sa 1ère compétition à l’âge de 9 ans. Sa femme, Aurélie, juriste, a grandi à 20 km de là. De multiples marques de sa fidélité à un territoire :

On a grandi là, Armel aussi, on a navigué dans les moindres recoins des côtes bretonnes. Il va passer pas très loi, je suis sûr qu’il aura un petit pincement au cœur de ne pas pouvoir s’arrêter (Ronan Lucas, patron de l’écurie Banque Populaire)

►►►ÉCOUTER | La famille Le Cléac'h raconte l'enfance d'Armel auprès du grand-père marin-pêcheur : le reportage de Valérie Le Nigen, de Valérie Le Nigen, de France Bleu Breizh Izel

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