Ce sont les jeux olympiques les plus chers de l'Histoire - 37 milliards d'euros -, parmi les plus contestés aussi. C'est en tout cas, le plus grand événement en Russie depuis la chute de l'Union soviétique. A tel point que la Russie a promis d'"impressionner le monde" et que le président russe, Vladimir Poutine a affirmé avoir "personnellement choisi l'endroit" pour l'organisation des jeux.

Sotchi, une ville transfigurée

Pour les jeux olympiques d'hiver de Sotchi, la Russie est prête ... tant bien que mal.

Sotchi
Sotchi © Max PPP

Même si quelques hôtels ne sont pas terminés, après plus de cinq ans de travaux pharaoniques, les infrastructures sont achevées, et la petite ville de Sotchi s’est métamorphosée, envahie par les gratte-ciels. Il ne reste pas grand-chose de l’ancienne petite station balnéaire dans laquelle les russes venaient faire des cures d’eau thermale.

"Tout a été chamboulé pour les jeux olympiques" : reportage d'Antoine Giniaux

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Pour les habitants de Sotchi, l'organisation des jeux olympiques ne sont d'ailleurs pas forcément une bonne affaire. Ainsi, pour donner une meilleure image de la ville, tous les marchés à ciel ouvert ont été fermés dans les mois qui ont précédé le début des compétitions, remplacés par des halles ou des magasins. Résultat: le prix de la nourriture a souvent fortement augmenté.

"La pomme de terre est passée de 25 roubles à 36" : reportage d'Antoine Giniaux

Tous bienvenus?

Dans le monde entier, on manifeste pour soutenir la communauté homosexuelle de Russie. Le jour de l'arrivée de la flamme olympique à Sotchi, des rassemblements étaient organisés dans 19 villes du monde. L’association américaine All Out, appelle les manifestants à s’habiller de rouge pour sortir dans les rues et protester contre la discrimination dont sont victimes les gays et lesbiennes en Russie. Mais à Sotchi, pas de manifestation prévue pour homosexuels. Et pour cause: ils ne se montrent pas. Leur seul point de rendez-vous, c’est une boîte de nuit du centre ville.

Seuls les habitués connaissent l'adresse : reportage d'Antoine Giniaux

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