Après 2011 et 2015, la « doyenne » des Bleues (33 ans) va vivre sa troisième coupe du monde avec l’équipe de France. Probablement la dernière avant de retrouver les bancs de l’école et l’enseignement, qu’elle a mis entre parenthèses pour vivre pleinement sa passion.

Elise Bussaglia en action contre la Thaïlande, en mai dernier à Orléans
Elise Bussaglia en action contre la Thaïlande, en mai dernier à Orléans © AFP / Franck Fife

Le 31 mai dernier, Elise Bussaglia est entrée encore un peu plus dans l’histoire de l’équipe de France féminine de football. Face à la Chine, pour l’ultime match de préparation au Mondial, la native de Sedan obtient sa 188e sélection, égalant ainsi Laura Georges. Et même si le record de Sandrine Soubeyrand (198 capes) ne sera pas battu cet été, il témoigne du poids de la joueuse dans le groupe retenu par la sélectionneure Corinne Diacre. 

Une histoire avec le maillot tricolore amorcée dès 2003 alors qu’elle évolue encore au Centre National de formation et d’entrainement de Clairefontaine. Mais il est vrai que l’environnement familial d’Elise Bussaglia est propice à son éclosion au plus haut niveau ou, tout du moins, à sa passion pour le ballon rond. Un premier contact qui remonte à l’âge de cinq ans : "Dans le jardin de Wadelincourt (Ardennes), mon père avait installé des buts. On jouait tout le temps" révélait-elle à France Bleu en 2016

Elle découvre la D1 à 15 ans

Que ce soit son père ou ses frères, tous jouent à l’US Flize. Elise Bussaglia n’y échappe pas même si son premier match, elle l’effectue… en bottes, remplaçant ainsi au pied levé un absent dans l’équipe de son aîné. La suite ? D’autres clubs ardennais (dans des équipes mixtes), Clairefontaine donc – "ma deuxième maison, j’y ai passé plus de cinq ans en formation" – avant de rejoindre la Marne voisine et Sainte-Memmie. Un club où elle effectue son tout premier match dans l’élite, à l’âge de 15 ans, aux côtés de Marinette Pichon, la meilleure buteuse de l’histoire des Bleues (81 réalisations). Et quand elle rejoint ensuite les meilleurs clubs français – Juvisy, Montpellier, Paris-Saint-Germain – c’est en parallèle d’une autre carrière qu’elle mène aussi de front : "J'ai continué mes études pour être professeur des écoles qui est donc mon second… ou mon premier métier, ça dépend de quel point de vue on se place ! J'ai suivi le cursus classique et après mon diplôme en 2009, j'ai enseigné pendant un an. En 2012, j'ai pu rejoindre l’Olympique Lyonnais qui me proposait un contrat professionnel."

Une après-carrière dans l’enseignement

Si les titres nationaux s’enchaînent à Lyon (3 titres de champion, 3 coupes de France), "Buss" ne connait pas de consécration internationale avec deux finales perdues de Ligue de champions. Son exil à l’étranger, que ce soit à Wolfsburg (Allemagne) ou à Barcelone (Espagne), ne lui permet pas de combler ce manque. Et forcément, elle rêve de décrocher la plus belle compétition mondiale avec l’équipe de France où elle brille par son engagement et sa vision du jeu : "La coupe du monde en France sera un événement grandiose ! Je pense qu’il y aura un gros engouement autour de nous, que ce soit des médias ou du grand public. On va avoir un peu de pression parce qu'on a envie d'aller au bout." Quant à son après-carrière, il est déjà bien balisé : elle doit réintégrer l’Education Nationale (elle est actuellement en disponibilité) après une dernière saison au club de Dijon qu’elle a rejoint l’hiver dernier.

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