Pendant un mois (7 juin-7 juillet), les meilleures footballeuses de la planète vont fouler les terrains de France. Comment va se dérouler le tournoi ? Quelles sont les meilleures nations ? Quelles sont les chances de la France ? On répond aux principales questions que vous pouvez vous poser sur cette Coupe du monde.

Les 5 points à savoir pour maîtriser la coupe du monde féminine sur le bout des doigts
Les 5 points à savoir pour maîtriser la coupe du monde féminine sur le bout des doigts © Radio France / Julien Mougnon

Quand a été créée la Coupe du monde féminine ?

Contrairement à la compétition masculine qui existe depuis 1930, la Coupe du monde féminine est beaucoup plus récente et n’en est qu’à sa huitième édition. Si des épreuves regroupant les meilleures nations se sont tenues dans les années 70 et 80, aucune n’avait été reconnue officiellement par la FIFA. Ce sera enfin le cas en 1991 avec une première édition en Chine (qui l’organisera de nouveau en 2007). Comme chez les hommes, la Coupe du monde se tient tous les quatre ans, l’année suivant le mondial messieurs. Après la Suède (1995), les États-Unis (1999 et 2003), l’Allemagne (2011) et le Canada (2015), la France organise le tournoi pour la première fois en 2019.

Combien de villes sont concernées par la compétition ?

Les stades de neuf villes vont accueillir les matches : le Parc des Princes à Paris, l’Allianz Riviera à Nice, le Roazhon Park à Rennes, le stade des Alpes à Grenoble, le stade de la Mosson à Montpellier, le stade du Hainaut à Valenciennes, le stade Auguste-Delaune à Reims, le stade Océane au Havre ainsi que le Groupama Stadium à Lyon, théâtre des demi-finales et de la finale.

Les deux plus grosses enceintes françaises que sont le Stade de France à Saint-Denis (81 000 places) et le stade Vélodrome à Marseille (67 000 places) n’accueilleront aucun match. À l’époque, les organisateurs craignaient de ne pas garnir suffisamment les tribunes. Début mai, plus de la moitié des billets avaient déjà trouvé preneur selon France Bleu.

Comment se déroule le tournoi ?

En plus du pays organisateur (la France) et de la nation tenante du titre (les États-Unis) automatiquement qualifiés, 22 autres équipes ont gagné le droit de participer à cette coupe du monde :

-          L’Espagne, l’Italie, l’Angleterre, l’Ecosse, la Suède, l’Allemagne, la Norvège et les Pays-Bas pour l’Europe.

-          Le Brésil, le Chili, l’Argentine, le Canada et la Jamaïque pour le contient américain

-          La Nouvelle-Zélande et l’Australie pour l’Océanie.

-          La Chine, la Corée du Sud, le Japon et la Thaïlande pour l’Asie.

-          L’Afrique du Sud, le Nigeria et le Cameroun pour l’Afrique.

Les 24 équipes sont réparties en six groupes de quatre équipes. Chaque nation dispute donc trois matches. Les deux meilleures équipes de chaque poule (12 nations) et les quatre meilleures troisièmes sont qualifiées pour les huitièmes de finale. 

Contrairement aux phases de poule, les huitièmes de finale sont à élimination directe. Autrement dit, pas de match nul possible : il faut obligatoirement un vainqueur. Quitte à passer par une prolongation voire des tirs-au-but. Même chose pour les quarts, les demies et la finale (ainsi que la "petite finale" opposant les perdants des demies).

Quels sont les favoris de cette Coupe du Monde ?

Avec leurs trois titres mondiaux (1991, 1999 et 2015), les États-Unis se placent logiquement en pole-position pour décrocher une nouvelle coupe du monde. La première nation au classement FIFA pourra notamment compter sur sa star Alex Morgan, mais aussi sur une somme d’individualités (Rapinoe, Horan, Ertz) pour maintenir leur incroyable constance à ce niveau. En effet, les Américains ont toujours été, au moins, demi-finalistes dans cette compétition (trois victoires, une finale perdue et trois troisièmes places). 

Dauphine au classement FIFA, l’Allemagne est également une nation majeure qui a été deux fois championne du monde (2003 et 2007). Des Allemandes dont les Françaises gardent un souvenir amer puisqu’elles les ont éliminé aux tirs au but, en quarts de finale du dernier Mondial. Leur principale arme offensive est Dzsenifer Marozsan qui vient d’être sacrée meilleure joueuse du championnat de France. Parmi les principaux outsiders, on peut citer le Japon (champion du monde 2011) ou les Pays-Bas, champion d’Europe en titre.

Et la France dans tout ça ?

Les Bleues sont de sérieuses prétendantes au titre puisqu’elles évoluent à domicile, avec un public acquis à leur cause. Un schéma qui ressemble à celui vécu en 1998, par leurs homologues masculins, avec le succès que l’on sait. Quatrième nation au classement FIFA, la France peut compter sur plusieurs éléments qui font partie des meilleures joueuses sur monde : la gardienne Sarah Bouhaddi, la défenseure Wendie Renard, la capitaine Amandine Henry ou la buteuse Eugénie Le Sommer. L’occasion de garnir un palmarès jusqu’ici vierge au niveau international puisque l’Equipe de France n’a pas réussi à faire mieux qu’une demi-finale lors de la Coupe du monde 2011. Au premier tour, la France sera opposée à la Corée du Sud (7 juin à Paris), la Norvège (le 12 juin à Nice) et le Nigeria (le 17 juin à Rennes).

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