Dans la nuit de lundi à mardi, le skipper français Sébastien Destremau et l'un de ses concurrents, le Finlandais Ari Huusela, se sont percutés à un millier de kilomètres des côtes d'Afrique du Nord, sur le chemin de la Route du Rhum. Il raconte à France Inter les circonstances de cette collision.

Le skipper Sébastien Destremau, sur son bateau, le monocoque Alcatraz IT FaceOcean, avant le depart de la Route du Rhum à in Saint-Malo le 3 novembre dernier.
Le skipper Sébastien Destremau, sur son bateau, le monocoque Alcatraz IT FaceOcean, avant le depart de la Route du Rhum à in Saint-Malo le 3 novembre dernier. © AFP / Fred Tanneau

L'océan Atlantique est bien vaste... et pourtant, deux concurrents de la Route du Rhum sont bien entrés en collision. Ça s'est passé mardi à l'aube, à un millier de kilomètres des côtes d'Afrique du Nord : le bateau du skipper français Sébastien Destremau et celui du Finlandais Ari Huusela sont entrés en collision. 

Le service des sports de Radio France a pu contacter Sébastien Destremau ce mercredi matin, à bord de son bateau endommagé. Il raconte ce qu'il s'est passé : "C'est un phénomène complètement dingue. J'étais à l'intérieur de mon bateau pour me reposer, le Finlandais était à sa barre. Il pensait pouvoir passer devant, et puis ça n'est pas passé, à quelques centimètres près. Les deux bateaux se sont effleurés mais aussi embrochés. On a cassé un peu de matériel sur mon bateau et sur le sien".

"Fortune marine"

En cause, une question de priorité : "Il venait de la gauche et moi de la droite", estime le skipper français, qui avait donc la priorité. "J'ai profité de ce moment pour me reposer puisque je savais que les bateaux qui venaient de la gauche devaient dévier", estime-t-il. Et la présence d'alarmes n'a pas évité le choc : "Nous avons des alarmes qui nous signalent tout bateau approchant pour éviter des collisions. J'étais sans doute tellement épuisé que je ne l'ai pas entendue. Il y a une erreur de jugement de sa part, une mauvaise veille de ma part : ça s'est fait comme ça."

"À quelques centimètres près, ça aurait pu être un véritable drame", juge le navigateur qui parle d'une "fortune marine". "On a une chance inouïe que l'accident n'ait pas été plus grave, mais on a aussi une chance inouïe d'avoir vécu ce genre de chose. C'est très beau, si on enlève le côté dramatique de la chose", dit-il, en s'amusant du fait que c'est "[sa] réflexion après 24 heures : hier je n'avais pas du tout cet état d'esprit-là" !

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