Si les records tombent les uns après les autres, c'est parce que les bateaux mais aussi les skippers sont de plus en plus performants. Au point de devenir des machines à gagner.

Thomas Coville sur la Route du Rhum en 2010
Thomas Coville sur la Route du Rhum en 2010 © Reuters / Charles Platiau

"Je ne peux pas aller plus loin"

Dans ses premiers mots, Thomas Coville a rappelé combien son défi lui a coûté sur le plan physique. Le Breton a réalisé seul ce qu'un équipage de 10 personnes faisait il y a six ans à peine : faire le tour du monde en moins de 50 jours.

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Les records tombent les uns après les autres. Celui du Vendée Globe devrait également être battu à la mi-janvier. Là aussi, même constat : les meilleurs abaissent sans cesse les limites... Pour Jean-Yves Chauve, médecin du Vendée Globe, les marins de cette génération n'ont plus rien à voir avec les plus anciens.

"À l'époque, c'était plus des marins que des sportifs. Maintenant, il y a des préparateurs physiques, et ça a beaucoup changé les choses. Ces préparateurs ont bien conscience de ce qu'est la vie sur un bateau et des contraintes vraiment violentes qu'un bateau exige."

L'humain pourra-t-il encore suivre son bateau ?

Sur un bateau instable, tout prend des proportions hors-normes malgré les progrès technologiques. Les voiles mouillées restent lourdes, et un virement de bord, c'est une heure d'effort avec un rythme cardiaque qui dépasse les 150 pulsations par minute. De quoi se demander si l'on n'est pas arrivé aux limites du supportable. "Le corps humain, lui, évolue peu. Par contre la technologie évolue beaucoup", explique Jean-Yves Chauve.

"Est-ce qu'on va pouvoir avoir des machines encore plus exigeantes sur un plan physique ? Là, on arrive à quelque chose d'un peu limite."

Un étude est en cours pour mesurer les transformations physiques subies par les marins sur un tour du monde, notamment les atrophies musculaires des jambes et des bras.

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