Scène insolite la nuit dernière, au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve d’Ascq, une quinzaine de jeunes joueurs nordistes se sont relayés pour taper la balle jusqu’à 4 heures ce jeudi, sur le court où va se jouer la finale de la Coupe Davis entre la France et la Croatie. L’objectif est d'optimiser les conditions de jeu.

"C'est très, très grand par rapport à nos matchs habituels", précise Elsa, 16 ans.
"C'est très, très grand par rapport à nos matchs habituels", précise Elsa, 16 ans. © Radio France / Fanny Lechevestrier

A 23 heures jeudi soir, Elsa, 16 ans, Louis, Ambre et Axel, 18 ans, multiplient les échanges en suivant les consignes de leur entraîneur du club de Lomme. Tous sont des licenciés de la Ligue des Hauts-de-France, classés à un bon niveau, mais cela ne les empêche pas d’être ébahis. 

"Franchement, c'est incroyable de jouer dans des conditions pareilles. C'est hyper impressionnant au début, on a l'impression que le court est géant" décrit Louis..."C'est très très grand par rapport à nos matchs de d'habitude", précise Elsa. Et Ambre d'expliquer comment ils se sont retrouvés sur le court de la finale de la Coupe Davis : "on a reçu un sms de la part de notre entraîneur pour nous dire +on vous propose de taper de 22 h à 4 heures du matin, ce n'est pas une blague!+" Et Elsa d'ajouter : "du coup, je le conseille à tout le monde. Acceptez si vous avez une proposition comme ça! " "On fait de la gamme pour travailler la terre" complète Axel.

Car, un peu comme le bon vin, plus la terre battue travaille meilleure elle est, nous explique Sébastien Hette, directeur opérationnel de l’événement :

"Tous les experts nous le disent donc pour nous, c'est un moyen parmi d'autres pour livrer le meilleur court possible vendredi."

Et à la veille des premiers matchs, tout n’est pas encore parfait. Lors de leur entraînement, mercredi les Bleus ont décelé une bosse au niveau d’un carré de service. Une imperfection minime a priori puisque les apprentis champions la cherchent encore. 

"Le terrain est parfait. Nous, on est habitué à jouer dans des clubs où il y a beaucoup plus de faux rebonds. Pour nous, c'est rien quoi ! On ne va pas se plaindre !" rigolent Louis et Elsa. Eux, ce qu’ils ont vu surtout, c’est un rêve se réaliser.

Quand on se dit qu'on joue sur le même court qu'eux...c'est un rêve pour nous! Ce sera inoubliable. Je suis vraiment fier, s'ils gagnent, je me dirais que c'est grâce à moi...", expliquent les 4 jeunes joueurs."

Le reportage de Fanny Lechevestrier au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve d’Ascq :

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Le reportage de Fanny Lechevestrier au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve d’Ascq.

Par Fanny Lechevestrier
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