A deux jours du début de la Coupe du monde de football en Russie, les supporters, russes comme étrangers, commencent à converger vers les zones d'accréditations. C'est une nouveauté de ce Mondial : le billet de match ne suffit pas, il faut désormais un autre badge pour accéder aux équipements.

Andreï et son petit frère Matveï ont leurs sésames pour aller voir Portugal-Maroc, et surtout Cristiano Ronaldo
Andreï et son petit frère Matveï ont leurs sésames pour aller voir Portugal-Maroc, et surtout Cristiano Ronaldo © Radio France / Béatrice Dugué

Il n'y a pas encore foule, dans le centre ouvert près du stade Lujniki, à Moscou (Russie). Mais à deux jours du début de la Coupe du monde de football, les préposés s'affairent déjà derrière une bonne trentaine de guichets. "Vous prenez un ticket, vous vous enregistrez, on vous prend en photo, et une heure plus tard, on récupère l'ID, le pass des supporters", explique Masha, jeune maman de deux petits enfants, son sésame autour du cou.

En réalité, ce "fan ID" (prononcer "heïdi") est l'équivalent d'un visa pour accéder aux stades : en cas de mauvais comportement d'un spectateur, le badge lui est retiré, et il ne pourra plus assister aux matches. 

Mesure rassurante

"A mon avis c'est une bonne idée pour assurer la sécurité de chaque personne, quelle que soit sa nationalité. _C’est une assurance que tout va bien se passer_, y compris pour ceux qui ont des jeunes enfants comme nous", affirme Masha, rassurée par cette mesure. Avec son mari néerlandais et son petit garçon de 3 ans, ils iront voir deux matches de la première phase.

Andrei, 12 ans, lui aussi venu chercher son pass, est milieu défensif dans le club de son école de foot. Mais lui ne verra qu'un match : ce sera Portugal-Maroc. "Il y a longtemps que je veux voir Christiano Ronaldo. Je vais aller voir le match, pour lui. Il joue super bien. J’aime comme il manie la balle. Il travaille dur", dit-il. Pour la sélection russe, passer le premier tour sera déjà une bonne chose, selon le jeune garçon. 

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