Ce dimanche 24 mai se tient le grand prix de F1 de Monaco . Depuis 65 ans, le légendaire circuit est au programme du championnat du monde. Retour sur les 5 français qui ont franchi en tête la ligne d'arrivée.

En mai, les rues de la principauté monégasque tremble sous le vrombissement des moteurs que ce soit au virage de Sainte Dévote, de la piscine ou à la sortie du tunnel. Crée en 1929, le circuit de Monaco est une étape incontournable du championnat du monde de F1 : 78 tours, 260 km à 150 km/h de moyenne en centre ville avec très peu de zone de dépassements. Le dernier vainqueur Nico Rosberg l'a bouclé en 1h49 minutes.

Le premier à inscrire son nom au palmarès de la course la plus glamour de la saison fut Juan Manuel Fangio en 1950 au volant d’un Alfa Roméo . Et le recordman de victoire reste Ayrton Senna depuis 1993, avec 6 succés.

Les français sont rarement à la fête à Monaco mais 5 ont inscrits leurs noms en lettres d’or sur le Rocher, souvent pour leur première victoire.

Le club des cinq : Maurice Trintignant, Jean-Pierre Beltoise, Patrick Depailler, Alain Prost, Olivier Panis
Le club des cinq : Maurice Trintignant, Jean-Pierre Beltoise, Patrick Depailler, Alain Prost, Olivier Panis © corbis

Le premier est Maurice Trintignant sur uneFerrari en 1955. La victoire est importante parce que c’est la première d’un français dans le championnat. Il terminera 4e du championnat à la fin de la saison. En 1958, ré-édite son exploit cette fois ci sur une Cooper-Climax .

Le deuxième membre du club s’appelle Jean-Pierre Beltoise . Il va faire ses début en F1 sur ce circuit en 1967, après avoir tâté du championnat moto. Il fait partie de la nouvelle génération de pilote français sur laquelle repose de nombreux espoirs. Il faudra attendre 1972 pour le voir remporter, à Monaco lui aussi son premier grand prix sur une BRM (British Racing Motors).

Comme Jean-Pierre Beltoise, Patrick Depailler à débuté dans en moto avant de se lancer en F1. C’est aussi avec Beltoise qu’il remporte le tour de France auto 1970 sur Matra avec un certain Jean Todt comme co-pilote. En F1, Patrick Depailler va remplacer François Cévert , décédé en 74 sur la piste de Watkins Glen . Et en 78 sur une Tyrell Ford , Patrick Depailler remporte son premier grand prix, au pied du rocher, devançant un certain Niki Lauda .

Alain Prost alias « Le Professeur » est le seul de ce club des 5 dont la victoire à Monaco n’est pas la première en grand prix. Le quadruple champion du monde a 4 victoires au compteur en princpauté (84, 85, 86 et 88). Régulièrement il trouve sur sa route son plus grand rival Ayrton Senna . En 1984, sous une pluie diluvienne Prost est en tête sur McLaren et Senna le rattrape sur sa modeste Toleman . A cause des conditions, le grand prix est arrêté à un tour de la fin créant une polémique. Prost gagne mais les regards sont tournés vers le brésilien. Le français s’impose à nouveau l’année suivante, prouvant si c’était nécessaire que le succés précédent n’était pas volé.

Il est le dernier du club des 5, héros d’un grand prix dantesque. Olivier Panis va remporter sa première course de F1 et il le fait à Monaco. C’est une victoire presque 100% française puisque la voiture est une Ligier au moteur Mugen-Honda . Placé en milieu de grille au départ, il est n'est pas vraiment parmi les favoris. Pourtant, les abandons sur cette piste mouillée se succédent. Parmi les recalés, Michael Schumacher sur Ferrari et Jean Alesi sur Benetton à un moment en tête de la course. Toujours en lice, Panis réalise de superbes dépassements le menant définitivement vers la victoire. Il est le dernier français à avoir remporté une course à Monaco. Dimanche, Romain Grojean sur la Lotus tentera de devenir le 6e de la bande. Même si il n’est pas le favori, à Monaco tout est possible.

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