Ce dimanche 26 mai se tient le 77e grand prix de F1 de Monaco. Depuis 1950, le légendaire circuit est au programme du championnat du monde. Retour sur les 5 pilotes français qui ont franchi en tête la ligne d'arrivée.

Maurice Trintignant, le 22 mai 1955, sera le premier français à remporter le Grand Prix de Monaco avec une Ferrari 625/F1
Maurice Trintignant, le 22 mai 1955, sera le premier français à remporter le Grand Prix de Monaco avec une Ferrari 625/F1 © Getty / Hulton Archives

Mis à jour le 23 mai 2019 :

En mai, les rues de la principauté monégasque tremble sous le vrombissement des moteurs que ce soit au virage de Sainte Dévote, de la piscine ou à la sortie du tunnel. Crée en 1929, le circuit de Monaco est depuis 1950, avec la création du championnat, une étape incontournable du monde de la F1 : 78 tours, 260 km à 150 km/h de moyenne en centre ville avec très peu de zones de dépassements.

Le premier à inscrire son nom au palmarès de la course la plus glamour de la saison fut Juan Manuel Fangio au volant d’un Alfa Roméo . Et le recordman de victoire reste Ayrton Senna depuis 1993, avec 6 succès. L'an dernier, c'est l'australien Daniel Ricciardo qui est monté sur la plus haute marche du podium.

Un grand prix endeuillé

Depuis ce matin, Monaco renoue avec le grand cirque de la Formule 1. L’événement est évidemment marqué par le décès du champion du monde autrichien Niki Lauda cette semaine, à l'âge de 70 ans et qui officiait au sein de l'équipe en tête du championnat du monde, Mercedes. Il avait remporté deux fois le grand prix en 1975 et 1976 sur sa Ferrari 312 T.

Cette année, le local de l'étape s'appelle Charles Leclerc et il espère bien gagner à domicile avec sa Ferrari, 88 ans après Louis Chiron, mais la concurrence sera rude. Le champion du monde en titre Lewis Hamilton est en tête des paris sportifs pour dimanche. Quant aux Français, ils sont deux à courir : Pierre Gasly pour Red Bull Honda et Romain Grojean pour Haas - Ferrari. Sur le papier, ils ne sont pas en mesure de se battre pour la victoire cette fois-ci, à moins que.... 

Le club des 5

Il faut dire que les Français sont rarement à la fête à Monaco. Si l'on excepte les victoires de René Dreyfus en 1930 et Guy Moll en 1934, ils sont 5 à avoir inscrit leurs noms en lettres d’or sur le Rocher, souvent pour leur première victoire, depuis la création du championnat du monde.

Le club des cinq : Maurice Trintignant, Jean-Pierre Beltoise, Patrick Depailler, Alain Prost, Olivier Panis
Le club des cinq : Maurice Trintignant, Jean-Pierre Beltoise, Patrick Depailler, Alain Prost, Olivier Panis © corbis

Le premier est Maurice Trintignant sur une Ferrari en 1955. La victoire est importante parce que c’est la première d’un Français dans le championnat du monde de formule. Il terminera 4e au général à la fin de la saison. En 1958, il ré-édite son exploit en principauté, cette fois-ci sur une Cooper-Climax .

Le deuxième membre du club s’appelle Jean-Pierre Beltoise. Il va faire ses début en F1 sur ce circuit en 1967, après avoir tâté du championnat moto. Il fait alors partie de la nouvelle génération de pilotes français sur laquelle reposent de nombreux espoirs. Il faudra attendre 1972 pour le voir remporter son premier grand prix, à Monaco, sur une BRM (British Racing Motors).

Comme Jean-Pierre Beltoise, Patrick Depailler a débuté en moto avant de se lancer en F1. C’est aussi avec Beltoise qu’il remporte le tour de France auto 1970 sur Matra avec Jean Todt comme co-pilote. En F1, Patrick Depailler va remplacer François Cévert, décédé en 74 sur la piste de Watkins Glen. Et en 78 sur une Tyrell Ford, Patrick Depailler remporte son premier grand prix, au pied du rocher, devançant un certain Niki Lauda.

Alain Prost alias « Le Professeur » est le seul de ce club des 5 dont la victoire à Monaco n’est pas la première en grand prix. Le quadruple champion du monde a 4 victoires au compteur en principauté (84, 85, 86 et 88). Régulièrement il trouve sur sa route son plus grand rival Ayrton Senna. En 1984, sous une pluie diluvienne Prost est en tête sur McLaren et Senna le rattrape sur sa modeste Toleman. A cause des conditions, le grand prix est arrêté à un tour de la fin créant une polémique. Prost gagne mais les regards sont tournés vers le Brésilien. Le Français s’impose à nouveau l’année suivante, prouvant si c’était nécessaire que le succès précédent n’était pas volé.

Il est le dernier du club des 5 et héros d’un grand prix dantesque. Olivier Panis va remporter sa première course de F1 et il le fait à Monaco. C’est une victoire presque 100% française puisque la voiture est une Ligier au moteur Mugen-Honda. Placé en milieu de grille au départ, il n'est pas vraiment parmi les favoris. Pourtant, les abandons sur cette piste mouillée se succèdent. Parmi les recalés, Michael Schumacher  sur Ferrari et Jean Alesi sur Benetton, à un moment en tête de la course. Toujours en lice, Panis réalise de superbes dépassements le menant définitivement vers la victoire. Il est le dernier Français à avoir remporté une course à Monaco. Dimanche, Romain Grojean sur la Lotus tentera de devenir le 6e de la bande. Même s'il n’est pas le favori, à Monaco tout est possible.

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