Le syndicat des clubs de Ligue 1 tire la sonnette d'alarme et propose un plan de relance pour l'élite du football, qui, à cause de la crise sanitaire, a perdu plus de 600 millions d'euros de chiffre d'affaires cette saison.

En France, la crise sanitaire a provoqué une baisse de 22% du chiffre d'affaires des clubs de Ligue 1
En France, la crise sanitaire a provoqué une baisse de 22% du chiffre d'affaires des clubs de Ligue 1 © AFP / Juan Soliz / DPPI

Alors que les autres championnats européens terminent leurs compétitions, le syndicat Première Ligue, qui représente la majeure partie des clubs de Ligue 1, propose, et sans attendre la reprise de la saison le 23 août, un plan immédiat pour relancer un secteur laissé exsangue par la crise sanitaire et l'annulation des matches pendant trois mois, avec pour conséquence un manque à gagner de près de 600 millions d'euros. Le chiffre d'affaires pour les clubs accuse ainsi une baisse d'environ 22 % par rapport aux prévisions, d'après l'étude réalisée par le cabinet d'audit et de conseil EY, à la demande de Premiere Ligue.

Près des deux tiers de cette perte proviennent de la chute des revenus de transferts mais aussi des droits TV. Sans compter qu'avec les activités connexes au football (comme les les paris sportifs), la crise sanitaire a eu, au total, un impact global de 1,2 milliard d'euros sur la filière. 

Retour du droit à l'image

Les mesures de chômage partiel et de prêt garanti par l'état ont aidé les clubs, mais pas suffisamment. C'est pourquoi, par la voix de son président Bernard Caïazzo, le syndicat Première Ligue propose ce plan de relance autour de deux axes : d'une part la réduction des charges avec la suspension, voire la suppression, de la taxe Buffet, et d'autre part, le retour du droit à l'image pour tenter de redonner du souffle à l'économie des clubs. S'y ajouterait une partie législative pour renforcer la loi contre le piratage, sinon il sera plus difficile de vendre le championnat français aux diffuseurs, précise Bernard Caïazzo.

Une gouvernance plus de compétitivité

Le syndicat Première ligue demande aussi à ce que les contrats jeunes puissent être étendus de 3 ans à 5 ans. Enfin, il y a la brûlante question de la gouvernance du foot français : les clubs professionnels souhaiteraient, selon le syndicat, s'organiser en sociétés afin d'être plus compétitifs face aux autres championnats européens.

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