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Photo football © Corbis / Enrico Colderoni

Selon une étude de l'Observatoire du football à Neuchatel, les joueurs français sont ceux qui s'exportent le mieux dans les quatre grands championnats européens.

L’Hexagone, grand pourvoyeur de footballeurs en Europe ? C’est ce que semble confirmer une étude de l'Observatoire du football à Neuchâtel, où l’on apprend que les footballeurs français sont ceux qui s'exportent le mieux dans les quatre grands championnats européens.

Paillettes et rêves brisés

Ainsi, la France compte 113 joueurs répartis dans les premières divisions anglaise, allemande, italienne et espagnole , soit davantage que les Brésiliens ou les Argentins. Pour autant, parmi les expatriés du football, il n’y a pas que des stars : ils sont en effet des dizaines chaque année à se voir briser leur rêve, celui de signer pro à l'issu d'un centre de formation. Et si la Ligue 1 ou la Ligue 2 ne veulent pas d'eux, c'est alors à l'étranger que beaucoup s'en vont tenter leur chance. Devenir pro ? Oui mais parfois au prix fort : on est souvent loin des paillettes et de l'argent facile.

Des Girondins au Dinamo Bucarest

Ainsi, par exemple, depuis deux ans, les commentateurs s'enflamment pour l'attaquant Joël Thomas... Pour l’essentiel, ces commentateurs sont roumains, puisqu’à 27 ans, le joueur porte les couleurs du Dinamo Bucarest ! Avant ce club, Joël a fait ses armes au centre de formation des Girondins de bordeaux…. où il ne signera finalement pas de contrat professionnel. Kaiserslautern lui propose alors le contrat de ses rêves : direction l'Allemagne en 2007 et la deuxième division. Et si Joel vit aujourd'hui de sa passion, l'exil est parfois synonyme de mauvaises surprises : c'est ce qu'on appelle la migration descendante.

Mickaël Antoine Curier…et Patrice Evra

Formé au PSG puis à Nice, Mickaël Antoine Curier lui non plus ne signe pas pro à la fin de son cursus. De l'Angleterre au Kazakhstan en passant même par la Malaisie, le Guadeloupéen multiplie les clubs, les aventures et parfois les mésaventures. Mais après des années de galères, Mickaël connaît à 31 ans la migration, ascendante cette fois-là. Son club d'Hamilton occupe la première place du championnat d'Ecosse et pourrait lui faire goûter l'an prochain à la ligue des champions... Un peu à la manière de Patrice Evra : formé au PSG, l'attaquant avait pris la direction d'une petite équipe sicilienne avant de revenir par la grande porte, celle de Monaco puis de Manchester United... et d'atterrir en Equipe de France.

Ecoutez le reportage de Bertrand Queneutte :

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