Pour la première fois, l'arbitrage vidéo est testé sur une rencontre internationale (amicale) de football. Sous l'œil de la caméra, les joueurs italiens et français.

Pour la rencontre Italie-France, l'arbitre central pourra interagir avec l'arbitre assisté par vidéo (illustration)
Pour la rencontre Italie-France, l'arbitre central pourra interagir avec l'arbitre assisté par vidéo (illustration) © AFP / DANIEL MIHAILESCU

C'est une première qui passera relativement inaperçue aux yeux du grand public. Le match amical Italie-France inaugure ce jeudi soir à Bari la première rencontre internationale de football avec assistance vidéo.

Annoncé vendredi dernier par la Fifa, ce premier essai d'assistance vidéo constitue en un "test hors-ligne spécial, puisque l'arbitre assisté par la vidéo pourra communiquer avec l'arbitre pendant le match, sans que cela ait d'impact sur la partie comme cela serait le cas lors d'un test en-ligne".

En d'autres termes, l'arbitre ne "stoppera pas la rencontre pour regarder des ralentis vidéos".

Pourquoi est-ce si compliqué d'installer un arbitrage assisté par vidéo ?

Outre la méfiance que cela instaure envers l'arbitre, dont les compétences peuvent être remises en cause, l'arbitrage vidéo implique d'interrompre le jeu le temps de revisionner l'action. A force de trop d'interruptions, cela rallongerait considérablement les rencontres. Un problème pour les télévisions qui diffusent les matchs.

Même au rugby, où la vidéo est utilisée pour l'arbitrage, la tendance est de moins y avoir recours pour faire plus confiance à l'appréciation des arbitres présents sur le terrain. Pas de façon officielle, relate Rugbyrama, mais du point de vue du spectateur qui peut s'agacer de ces interruptions.

La France volontaire mais pas encore sollicitée

Vendredi matin, au lendemain de cet essai, une conférence de presse se tiendra à Bari. L'objectif y sera de réitérer le soutien de la Fifa à l'Ifab, l'organisme garant des lois du jeu du football et chargé de mettre en place l'arbitrage vidéo.

Depuis le mois de juillet des tests d'assistance vidéo à l'arbitrage sont ainsi effectués aux États-Unis en championnat professionnel nord-américain (plus particulièrement auprès de la 3e division ou USL).

Outre les Etats-Unis et l'Italie, cinq autres pays participent à l'expérimentation du système : l'Australie, l'Allemagne, le Brésil, les Pays-Bas et le Portugal, chacun sous l'égide de sa fédération et/ou de sa ligue professionnelle. La France s'est elle aussi portée candidate, dès le feu vert donné en mars à ces expérimentations lors de l'assemblée générale annuelle de l'Ifab (constitué pour moitié des quatre fédérations britanniques et pour moitié de la Fifa), mais elle n'a pas encore été sollicitée.

A terme, l'assistant vidéo pourra influencer la décision de l'arbitre central dans quatre situations : un but marqué, un carton rouge, un penalty, ou une erreur sur une identité.