Le décathlonien, qui a établi dimanche un nouveau record du monde de sa discipline à Talence, revient pour France Inter sur les perspectives du sport français, à l’approche des JO de 2024 et dans un contexte de tour de vis budgétaire.

Kevin Mayer a décroché le record du monde du décathlon dimanche 16 septembre à Talence. Il succède à l'Américain Ashton Eaton.
Kevin Mayer a décroché le record du monde du décathlon dimanche 16 septembre à Talence. Il succède à l'Américain Ashton Eaton. © AFP / Nicolas Tucat

« Une des qualités du sportif de haut niveau, c’est de réussir à s’entourer, pour n’avoir que de la performance à faire. » Et sur ce terrain, Kevin Mayer, à l’évidence, a fait les bons choix, avec notamment son entraîneur, Bertrand Valcin, ou Jérôme Simian, son préparateur physique.

Je n’en serais pas là si je n’avais pas eu autour de moi des personnes performantes dans leur domaine pour me soutenir.

Ces personnes, ce sont notamment les conseillers techniques, qui forment les entraîneurs et les athlètes. « Il nous faut des personnes payées par l’Etat pour entourer les sportifs. » Or en amputant de 30 millions d’euros le prochain budget du ministère des Sports, l’exécutif menace leur avenir. 

D’où l’inquiétude de l’athlète, dans la lignée de la pétition lancée par le Comité national olympique et sportif français : « J’ai peur pour l’avenir du sport français », avoue-t-il.

À l'approche des Jeux olympiques de Paris, en 2024, et l’occasion qu’ils offrent de « faire grandir une génération pour avoir des résultats », « on baisse le budget », déplore Kevin Mayer.

J’ai toujours eu l’impression qu’on voulait des grands sportifs mais qu’on ne s’en donnait pas les moyens.

Le nouveau recordman du monde de décathlon en appelle donc à un véritable plan sport, à l’instar du plan santé récemment dévoilé par le gouvernement. « On a pris les jeux pour montrer qu’on était attachés au sport. Ce serait le moment de montrer que ce n’est pas que des paroles. »

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