L'humiliation vécue par le Paris SG à Barcelone pourrait être celle de trop pour l'émir-propriétaire du club. Le Qatar n'aurait plus les moyens d'investir autant qu'avant.

En 2012, l'émir du Qatar (2e en partant de la gauche) assistait à un entraînement de "son" PSG. Le fonds souverain Qatar Sports Investments venait alors de racheter le club parisien.
En 2012, l'émir du Qatar (2e en partant de la gauche) assistait à un entraînement de "son" PSG. Le fonds souverain Qatar Sports Investments venait alors de racheter le club parisien. © Maxppp / Humberto de Oliveira

Éliminé par Barcelone (4-0 ; 1-6) en huitièmes de finale de la Ligue des Champions, le Paris Saint-Germain fait trembler les murs du palais royal à Doha. Ce nouvel échec, après quatre éliminations consécutives en quarts de finale, pourrait être celui de trop pour le cheikh Tamim ben Hamad Al Thani. Passionné de foot, c'est surtout un homme d'affaires avisé qui veut un retour sur investissement.

Rien qu'en transferts, le fonds souverain Qatar Sports Investments a dépensé plus de 700 millions d'euros depuis son rachat du club en 2012. Tout ça pour treize trophées nationaux, mais aucun continental... Ce qui était pourtant l'objectif affiché du président Nasser Al-Khelaïfi dès son arrivée.

Un Qatar plus aussi flamboyant

Cette élimination en Ligue des Champions intervient dans un contexte de morosité au Qatar. Il y a moins d'argent dans les caisses de l'État à cause de la baisse des revenus pétroliers et gaziers. L'émir Tamim appelle même sans cesse ses compatriotes à arrêter les dépenses extravagantes et le gaspillage. Un expert sportif, connaisseur du Qatar, souffle même qu'il n'y a plus beaucoup de solutions :

Pour sortir du piège, les Qataris ont deux options sur la table : soit remettre encore plus d'argent dans le PSG, soit entamer une forme de désengagement du club.

L'image et la notoriété du club, et par ricochet celles du Qatar, sont ternies par ces échecs à répétition. Et après le dernier en date à Barcelone, l'équipe de direction du PSG est dans le collimateur de l'émir qui va finir par réclamer des comptes...

L'émir Tamim pourrait bientôt dire au revoir à celui qu'il a nommé président du PSG : Nasser Al-Khelaïfi.
L'émir Tamim pourrait bientôt dire au revoir à celui qu'il a nommé président du PSG : Nasser Al-Khelaïfi. © Maxppp / Matthieu de Martignac et Mustafa Yalcin

L'année dernière, après l'élimination en quarts de finale contre Manchester City, le président Nasser Al-Khelaïfi était déjà menacé. Il avait alors changé son entraîneur Laurent Blanc pour Unaï Emery. Cette fois, Al-Khelaïfi ne semble plus disposer de fusible.

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