Le club est en conflit avec le quotidien sportif depuis la publication d’informations sur un éventuel départ d’une de ses stars l’été prochain. "Désinformation", pour le PSG, qui fait tout depuis pour mettre des bâtons dans les roues des journalistes de L'Équipe.

Neymar et MBappé, les deux joueurs qui ont (indirectement) provoqué la colère du PSG
Neymar et MBappé, les deux joueurs qui ont (indirectement) provoqué la colère du PSG © Franck Fife

C’est la une du 8 décembre qui a allumé la brèche : "S’il n’en reste qu’un". La photo de L'Équipe montre, en illustration, les deux enfants chéris du club, Kylian MBappé et Neymar.

Les informations du quotidien font état d’un scénario redouté, mais pas improbable, par les dirigeants parisiens : en cas de très lourdes sanctions financières au nom du fair-play financier, ils envisageraient de se séparer de l’une des deux stars du club : le prodige brésilien ou le champion du monde français.

Le club a démenti fermement ces "allégations erronées et ridicules", accusant l’Équipe de "désinformation". L’esprit de Noël n’a pas eu le temps de s’installer au Camp des Loges : l’ambiance a vite viré au conflit. 

Conférences de presse... sans le principal quotidien sportif

Depuis, les conférences de presse (un exercice où la parole est pourtant plus souvent formatée que libérée) ont été interdites aux rédacteurs de l’Équipe.

La dernière fois, c'était en début de semaine passée. Plus tôt, à Belgrade en Serbie, alors que le club parisien jouait sa qualification en 8e de finale de Ligue des Champions, le reporter du journal avait pu assister à la conférence de presse… Mais il n'était pas autorisé à poser de questions.

Dimanche, une vingtaine de sociétés des journalistes (SDJ), dont celle de France Inter, a signé un appel appelant "le club à laisser les journalistes de l’Équipe travailler normalement".

Le PSG n’a pas encore réagi officiellement, mais l’ambiance ne s’est pas apaisée, y compris dans les tribunes. Ce samedi, lors de sa dernière rencontre de championnat avant la trêve hivernale, les supporters ont affiché une banderole : "l’Équipe blacklisté".

Jusqu'ici, c’est plus souvent le président de l’Olympique Lyonnais Jean-Michel Aulas, très prolixe sur Twitter, qui alimentait le ressentiment vis-à-vis des journalistes sportifs, allant jusqu’à se moquer de l’un d’eux. L’ensemble de la presse avait alors, dans la foulée, boycotté la conférence de presse de l’entraîneur lyonnais.

Les reporters couvrant le PSG vont-ils en arriver jusque-là ? C’est bien le paradoxe d’un club intraitable face à ses adversaires français, mais qui se montre bien sensible face au travail de la presse.

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