Si la France risque de ne pas atteindre son objectif final au tableau des médailles aux JO Tokyo, il y a une nation voisine qui se promène sur son petit nuage tokyoïte : l'Italie. Première nation européenne, devant l'Allemagne, l'Italie engrange des médailles et va laisser de très belles images olympiques.

Marcell Jacobs est le symbole de cette Italie conquérante aux JO de Tokyo.
Marcell Jacobs est le symbole de cette Italie conquérante aux JO de Tokyo. © AFP / JAVIER SORIANO

L'Italie avait commencé son été en soulevant le trophée de l'Euro de foot, profitant de sa soudaine popularité continentale contre la "brexitée" Angleterre.

Mais qui aurait imaginé que l'Italie poursuive son élan victorieux aux JO de Tokyo ? Avec un bilan actuel de 38 médailles, dont 10 en or, la voilà en très bonne place dans le top 10 des nations, devant la France qui ne parviendra pas à tenir ses objectifs. 

Rome triomphe là où on l'on l'attendait pas, comme en athlétisme avec cinq titres olympiques. Un record. 

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Ce jeudi encore l'hymne des "Fratelli d'Italia" a résonné après le 20 kilomètres marche messieurs. Massimo Stano a été le plus rapide dans la moiteur de Tokyo, devançant deux rivaux japonais. Ce vendredi, l'exploit est réitéré à la marche mais chez les femmes cette fois. Et la surprise du chef : le relais 4x100 m messieurs (avec le dernier relayeur dénommé Tortu) 

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En dix minutes, l'Italie gagne deux titres en athlétisme

La formidable série italienne a commencé le dimanche 1er août avec le titre olympique le plus médiatique, celui de Marcell Jacobs sur 100 mètres (premier européen sacré depuis les JO de Barcelone en 1992). Le sprinteur a été sacré une dizaine de minutes seulement après son compatriote Tamberi, champion olympique du saut en hauteur. 

Les deux sont tombés dans les bras l'un de l'autre, au terme d'une séquence exceptionnelle pour le sport italien

La Une de Corriere dello Sport revient sur cette immense séquence de l'athlétisme italien.
La Une de Corriere dello Sport revient sur cette immense séquence de l'athlétisme italien. / copie d'écran

Gianmarco Tamberi est à l'origine de l'une des plus belles images de ces JO. Alors qu'il est à égalité avec son principal adversaire, le qatari Barshim, le superviseur leur propose de s'arrêter là ou de poursuivre dans un moment décisif qui fera forcément un malheureux. 

Les deux sportifs (et amis dans la vie) décident spontanément de partager leur titre et célèbrent ensemble leur triomphe. 

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La lune de miel de l'Italie ne se limite pas au stade olympique, elle se propage au vélodrome. Voilà l'équipe championne olympique en poursuite par équipes. Et dans le parfait alignement des planètes dans lequel elle se trouve, elle n'a pas manqué de battre le record du monde. 

LE moment de la gymnaste Vanessa Ferrari

Quand une délégation est en état de grâce, les plus belles histoires peuvent enfin se réaliser. C'est le cas du destin de Vanessa Ferrari, gymnaste de 30 ans, soit un âge canonique dans cette discipline dominée par de très jeunes femmes. Ce sont les derniers Jeux de Vanessa Ferrari, qui reste sur le cauchemar d'une 4e place à Tokyo.  

En l'absence de la reine Simone Biles, dans la finale au sol, l'italienne termine 2e. Sa médaille d'argent fait chavirer l'Italie et ravit la planète gymnastique, comme la championne la plus titrée du 20e siècle Nadia Comaneci.

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Nos meilleurs ennemis italiens sont déjà bien au delà de leurs ambitions affichées au début de ces jeux olympiques. À Rio, il y a 5 ans, ils avaient cumulé un total de 28 médailles. À quatre jours de la fin de ces JO japonais, ils en sont déjà à 38. 

Forcément, nous sommes tentés par la comparaison avec le bilan français, même s'il est moins flatteur. Les nombreuses finales en sport collectif du week-end à venir n'empêcheront pas de terminer ces JO sur un sentiment d'inachevé. Il manquera une petite dizaine de médailles par rapport à l'objectif initial, là où les italiens battent leur record historique.

Mais devant cette razzia italienne, il est peut être temps de rappeler que, certes la France, elle, n'a pas gagné l'Eurovision au printemps, ni l'Euro de foot quelques semaines après, mais elle reste pour un an encore championne du monde de football.