J - 95 avant l'arrivée du 100e Tour de France. Aujourd'hui, les belles histoires du tour et la geste des coureurs.

Une bien belle image comme on aimerait en voir plus souvent

En 1985, Bernard Hinault et l’Américain Greg LeMond équipiers dans l’équipe « La vie claire » propriété de Bernard Tapie et dirigée par Cyrille Guimard, dominent le Tour. LeMond s’estime supérieur au Français, mais est contraint de se mettre à son service au nom de la stratégie d’équipe. Hinault promet alors à LeMond de l’aider à gagner le Tour 1986. Sauf que la rivalité entre les deux meilleurs coureurs du moment s’exacerbe au fil de la saison pour atteindre son paroxysme dans les Pyrénées. Hinault attaque l’Américain et lui prend plus de 4 minutes. LeMond refait son retard dans les Alpes et s’empare du maillot jaune. La course sera alors figée et les deux hommes arriveront main dans la main en haut de l’Alpe d’Huez après avoir encore outrageusement dominé l’étape. Il se murmure que cette belle réconciliation au sommet aurait été imposée par la direction de l’équipe (Guimard et Tapie) juste pour améliorer son image… Les gens sont méchants !

### Le Tour, comme l’Amour, est éternel Romance, joie de vivre et insouciance : chaque année, les organisateurs du Tour décidaient naguère de désigner une chanson « Chanson officielle ». En 1938, alors que les nuages du nazisme assombrissent le ciel européen, la chanson officielle est « L’amour c’est comme une chanson » : > Oui, tu le sais bien, je t'adore Mais ne promets rien sans retour Ô toi, qui ne sais pas encore Comment il faut chanter l'amour Je connais le plus beau des livres Je sais le plus beau des chemins Pour nous deux c'est la joie de vivre Ah ! Viens, que t'importe demain.. C’est l’Italien Gino Bartali qui remportera ce 32ème Tour de France.
L'amour est comme une chanson, marche officielle du Tour en 1938
L'amour est comme une chanson, marche officielle du Tour en 1938 © Radio France / Polydor
### Quand le Tour touche au divin Lourdes est assez souvent retenue comme ville étape. Sa situation pyrénéenne, avec de nombreux cols à proximité, le justifie pleinement. Et même si, dans le peloton, la foi est comme ailleurs en perte de vitesse, le passage dans la cité mariale permet aux plus croyants de réclamer un miracle sur la route. On n'est tout de même plus à l’époque des bénédictions de masse comme celle prononcée par Mgr Théas en 1948. Emporté par sa passion sportive, l’évêque avait carrément rebaptisée la vierge « Notre Dame du Tour de France ».
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