Pour certains l'Ascension est une fête religieuse, pour d'autres synonyme d'étape de montagne, d'effort et de dépassement de soi. Quand Tour et religion font bon ménage...

1923, la cathédrale au bout du chemin

Populaire, le Tour l’est rapidement devenu, dans une France encore rurale où l’église reste souvent au centre du village. C’est pourquoi, affichistes et dessinateurs de presse ne l’oublient pas dans leurs représentations.Ici, c’est la cathédrale de Strasbourg qui sert de point de fuite à cette illustration de l’étape Genève-Strasbourg (377 kilomètres !) remportée par le « régional » Joseph Müller.

Petit Journal illustré 1912
Petit Journal illustré 1912 © Gallica BNF / Petit Journal Illustré

1948, un nouveau Tour dans la besace du « Pieux »

Pour la première fois en 1948, le départ d’une étape est donné devant la grotte des apparitions à Lourdes. L’occasion pour l’évêque Pierre-Marie Théas, grand résistant, élevé à la dignité de « juste parmi les nations », de bénir le peloton.Un peloton dont le patron cette année là est l’Italien Gino Bartali, vainqueur 10 ans après sa première victoire. Bartali surnommé « Gino le pieux ».

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1948 étape à Lourdes

1958, un Kir comme starter

C’est Félix Kir qui donne le départ de la dernière étape du 45ème Tour entre Dijon et Paris en 1958, édition remportée par le Luxembourgeois Charly Gaul. Curé, député, maire de Dijon sans interruption depuis sa première élection en 1947 jusqu’à sa mort vingt ans plus tard, l’homme qui a donné son nom au cocktail de vin blanc était aussi un adepte de toutes les grandes manifestations populaires.Le Tour ne pouvait donc pas le laisser indifférent.

### 1974, le terrorisme cible Lourdes En même temps que la cité mariale, le Tour de France est la cible d’un attentat en 1974 : les GARI, groupes d’action révolutionnaire internationaliste, groupuscule anti franquiste s’en prend aux cars de pèlerins stationnés à Lourdes.13 sont détruits et, la même nuit, quatre voitures et une moto du Tour de France sont soufflées par une explosion à Saint-Lary-Soulan. Les GARI menacent les coureurs espagnols de représailles s’ils ne se retirent pas de la course. Une menace restée vaine.
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