Selon l'Observatoire national de la délinquance les matchs émaillés d'incidents sont de moins en moins nombreux. Mais les ligues et districts les signalent aussi de moins en moins.

Dans le foot amateur, les violences verbales et physiques sont rares
Dans le foot amateur, les violences verbales et physiques sont rares © Maxppp / Johan Ben Azzouz

Au total pendant la saison 2015/2015, ce sont près de 11.000 matchs amateur qui ont généré des incidents. Un chiffre qui paraît énorme mais qui, en comparaison avec le nombre total de rencontres, est infime : cela ne représente que 1,4 % du total des rencontres. Et le chiffre est en baisse : environ 1.500 matchs à incidents (donc ayant connu un ou plusieurs problèmes) de moins en un an.

Le football amateur est-il donc de plus en plus calme ? Pas nécessairement. L'Observatoire précise en effet que cette baisse est "principalement due à la plus faible participation des ligues et districts dans l'effort de recensement des violences". Autrement dit, cette baisse s'explique surtout par une certaine mauvaise volonté à signaler les incidents.

La répartition des types d'incidents est toutefois intéressante. Un peu moins de la moitié des violences signalées sont à l'encontre des arbitres (4.447 cas), majoritairement des insultes et agressions verbales (86 %). En revanche, sur l'ensemble des incidents, 48 % sont des agressions physiques (contre 47 % d'agressions verbales). À noter aussi, une part extrêmement faible des agressions à caractère raciste : seulement 0,6 % des incidents.

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