Alexandra Tavernier
Alexandra Tavernier © Radio France / franck ballanger

Pour ses premiers championnats du monde et alors qu’elle n’a que 21 ans, Alexandra Tavernier a remporté la médaille de bronze du lancer du marteau à Pékin. Un premier podium international qui en appelle certainement d’autres.

Alexandra Tavernier
Alexandra Tavernier © Radio France / franck ballanger

Lorsqu’elle sera une vieille dame, Alexandra Tavernier pourra dire à ses petits enfants qu’elle a remporté la première médaille internationale de sa carrière le jour où Usain Bolt est devenu champion du monde du 200 mètres pour la 4ème fois. Le 27 août 2014, le Jour 1 de sa vie d’athlète, finalement ! Parce que mine de rien, la haute savoyarde était encore un bébé avant ce jet à 74 mètres 02 qui lui offrait une place sur le podium des mondiaux aux côtés de la chinoise Wenxiu Zhang (76 mètres 33) et de la polonaise Anita Wlodarczyk (80 mètres 85). Une demoiselle de 21 ans qui n’avait disputé qu’une compétition internationale avec les grands, l’année passée à Zurich, des championnats d’Europe dans lesquelles elle avait d’ailleurs décroché une prometteuse 6ème place.

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Mais hier, Alexandra Tavernier a clairement changé de dimension : oublié son sacre mondial chez les juniors, à Barcelone en 2012 ! Désormais, l’annécienne est une GRANDE… même si parfois, ses 21 ans ressurgissent : comme quand elle remplace ses boucles d’oreilles par des pin’s de la Fédération Française d’athlétisme pour disputer les qualifications et la finale des championnats du monde à Pékin. En précisant que cela "faisait mal" dans un grand éclat de rire. Parce que malgré son caractère "bien trempé" (dixit Bernard Amsalem, le président de la FFA), Alexandra Tavernier rit beaucoup. Un rire sonore qui emporte tout sur son passage et surtout l’adhésion.

Alexandra Tavernier
Alexandra Tavernier © Radio France / franck ballanger

Parce que la jeunette rayonne. Elle irradie la joie de vivre, attire la sympathie. Celle de Manuela Montebrun, par exemple, sa glorieuse aînée, médaillée de bronze au lancer du marteau elle aussi, en 2003 aux mondiaux de Paris. Avant la finale, la mayennaise a envoyé un texto à sa cadette. Pour lui dire qu’elle avait les moyens de grimper sur le podium, pour l’encourager, tout simplement. Un message qui est allé droit au cœur d’Alexandra.

Peut-être a-t-elle repensé à ce soutien au moment d’entamer un tour d’honneur bras dessus bras dessous avec Anita Wlodarczyk, ses pointes à la main, un drapeau bleu, blanc, rouge sur les épaules. Alexandra Tavernier était déjà fière d’avoir pu faire « copine-copine », selon son expression, avec la polonaise dans le concours de qualification (Wlodarczyk avait lancé à 75 mètres 01, contre 74 mètres 39 pour Tavernier). Mais là, un tour d’honneur avec la patronne du marteau, imaginez un peu ! la demoiselle a du se pincer pour y croire. C’était le jour 1 pour Alexandra Tavernier, celui qu’on retient…

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