La Ligue 1 de football reprend ce week-end. Depuis le début du mercato, la période des transferts, les propriétaires milliardaires de Paris et Monaco dépensent sans compter. Un marché à deux vitesses car les autres clubs doivent se serrer la ceinture.

edinson cavani au psg pour un montant record
edinson cavani au psg pour un montant record © reuters

Pour s'attacher les services de l'attaquant Edinson Cavani, les dirigeants qataris du Paris Saint Germain ont signé un gros chèque : 64 millions d'euros, le plus gros transfert de l'histoire de la Ligue 1. Rien qu'avec ce joueur le PSG a dépensé, à ce jour, plus que l'ensemble des autres clubs de Ligue 1 (excepté bien sûr Monaco, l'autre « riche »). Si dans la capitale ou sur le Rocher les présidents ne sont pas à un million près, les dix-huit autres équipes du championnat doivent compter leurs sous. La crise économique est passée par là et les recettes (sponsors, billetterie, produits dérivés...) sont en baisse. Les clubs anticipent aussi la fameuse « taxe à 75% ». Alors avant de penser à recruter, l'immense majorité des équipes doivent vendre. Problème : comme toutes sont dans le même cas, sur le marché des transferts c'est le calme plat.

Marseille, l'exception qui confirme la règle

Derrière Paris et Monaco, le club phocéen est le seul à s'autoriser quelques folies. Grâce à une cure d'amaigrissement et une deuxième place inespérée la saison dernière, l'OM s'est offert trois recrues pour un peu plus de 20 millions d'euros. Mais l'actionnaire a prévenu : la masse salariale ne doit pas gonfler.

Les autres « gros » tirent la langue

Le rival lyonnais, autre grand nom du championnat, a aussi ses problèmes. Il est loin le temps où Lyon régnait sans partage sur la Ligue 1 (champion de 2002 à 2008). Le club, pourtant deuxième budget du championnat avec 133 millions d'euros, est à la diète. La masse salariale a été réduite de 28% ces deux dernières années et côté effectif, il faut dégraisser. Cet été, l'OL a donc récupéré 23 millions d'euros grâce à la vente de plusieurs joueurs pour seulement... 3 millions d'euros dépensés ! Même contrainte à Bordeaux (champion en 2009) et surtout à Lille , champion de France il y a deux ans, mais dont les finances sont dans le rouge.

Recruter malin et pas cher

Où les clubs sont-il allés chercher les joueurs ?
Où les clubs sont-il allés chercher les joueurs ? © Radio France / france inter

Sans argent, les clubs tentent des paris en espérant multiplier la mise lors de la revente. Ils vont chercher des joueurs dans des championnats moins huppés comme la Roumanie, la Belgique, l'Ukraine, la Grèce... A ce petit jeu, Nantes a par exemple fait venir un défenseur Vénézuelien de 29 ans et Reims un milieu danois et un attaquant israélien.

Autre bon plan, acheter en France mais dans les divisions inférieures. Ainsi, plus d'un joueur sur trois recruté dans le pays par une équipe de Ligue 1 évoluait à l'échelon inférieur la saison dernière. Du promu Guingamp à la tête d'affiche Marseille, on pioche en Ligue 2.

Un joueur sur 3 acheté en France jouait en Ligue 2 la saison dernière
Un joueur sur 3 acheté en France jouait en Ligue 2 la saison dernière © Radio France / france inter

En ces temps de crise, la solution la plus prisée reste le recrutement à 0€. Pour éviter de payer une indemnité de transfert, les clubs recherchent des joueurs sans contrat ou en prêt. Ajaccio, l'un des plus petits budgets du championnat (22 millions d'euros) a quasiment bouclé son mercato en ne recrutant que des joueurs libres.

Ajaccio, mais aussi Bastia, Evian, Guingamp, Montpellier, Nantes Nice, Sochaux, et Valenciennes ont pour l'instant dépensé moins d'un million d'euros pour se renforcer cet été. Autant dire rien du tout sur la planète football. En France,le mercato refermera ses portes le 2 septembre à minuit.

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