Le nid d'oiseau à Pékin
Le nid d'oiseau à Pékin © Radio France / Franck Ballanger

Le nid d’oiseau, le surnom du stade national de Pékin qui accueille les 15e mondiaux d’athlétisme, est l’un des plus beaux cites sportifs de la planète. C’est aussi le stade où Usain Bolt, le plus grand athlète de tous les temps s’est révélé en 2008…

Pour environ 400 millions d’Euros, la Chine s’est offert un incroyable temple sportif. Un stade de 91 000 places pour accueillir ses Jeux olympiques de 2008, un nid pour recevoir les meilleurs athlètes de la planète et tous vous le diront : ce nid là, quoiqu’un peu chaud, est absolument douillet ! Avec ses enchevêtrements de poutrelles métalliques censées imiter, en immensément plus grand, les brindilles entrelacées d’un nid d’hirondelles, le stade National de Pékin est un merveilleux exemple d’architecture sportive réussie. Et il fallait bien cela pour assister à l’éclosion du plus incroyable athlète de l’histoire. Parce que c’est ici, à Pékin que le jamaïcain Usain Bolt a fait éclater sa foudre pour la première fois.

Triple champion olympique en 2008 en Chine avec trois records du monde en prime, sur 100 mètres, 200 mètres et avec ses collègues du relais 4 X 100 mètres caribéen, "Lightning Bolt" a rendu hommage à ce stade à sa manière : comme personne. Et ceux qui ont eut la chance de voir ce miracle se réaliser s’en souviendront longtemps. Lui-même doit parfois y penser, à cette ligne droite parfaitement maîtrisée, engloutie en souplesse… et en 9 secondes et 69 centièmes ! Son deuxième record du monde, mais le premier réussi dans un grand championnat.

Mélina Robert-Michon
Mélina Robert-Michon © Radio France / Franck Ballanger

C’est au stade national de Pékin que ce drôle d’oiseau de Bolt est né, dans ce nid de ferraille qu’il a commencé à écrire sa légende avant d’aller peaufiner son style à Berlin l’année suivante pour un 9.58 qui tient toujours. Le retour de Bolt sur ses terres pékinoises vaudra peut-être de l’or. Peut-être pas. Justin Gatlin, le petit taureau furieux des Amériques le privera peut-être d’un nouveau graal dans une enceinte dont la capacité a été réduite à 81 000 places après les jeux de 2008. Mais le plus important n’est pas là. Depuis longtemps, l’oiseau de Jamaïque a fait son nid dans le cœur des amateurs de sport ! Une victoire ou une défaite n’y changeront rien…

Le nid d'oiseau vu par Mélina Robert-Pichon, médaille d'argent du lancer du disque aux derniers mondiaux

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