Le quotidien "Le Monde" révèle que le Qatar aurait tenté d’acheter, en 2011, l’organisation des prochains Mondiaux d’athlétisme.

La société de Papa Massata Diack, fils de l'ex-président de l'IAAF mis en examen pour corruption, aurait perçue 2,5 millions d'euros par le Qatar pour l'attribution des Mondiaux 2017
La société de Papa Massata Diack, fils de l'ex-président de l'IAAF mis en examen pour corruption, aurait perçue 2,5 millions d'euros par le Qatar pour l'attribution des Mondiaux 2017 © Maxppp / Kyodo/MAXPPP

Le journal du soir, dans son édition de samedi, affirme avoir eu accès à des virements très importants datant d’il y a cinq ans. Une somme légèrement supérieure à 2,5 millions d’euros versée en deux fois par QSI(Qatar Sports Investments) à une société de marketing sportif dirigée par le fils de Lamine Diack, ex-président de l’IAAF (Association internationale des fédérations d’athlétisme) et mis en examen pour corruption et blanchiment aggravé.

Il sera "nécessaire" de changer d'organisateur pour les Mondiaux 2019 en cas de véracité selon Bernard Amsalem

Ces deux virements seraient intervenus à l’automne 2011, soit quelques jours avant l’attribution des Mondiaux d’athlétisme de 2017. Compétition que n’a finalement pas obtenue le Qatar (Londres a été choisie)… en tout cas pour cette année. L’émirat s’est consolé en gagnant le droit d’organiser les Mondiaux 2019. Compensation ou pas ? C’est la question que se posent les enquêteurs du parquet financier.

L’autre question est de savoir si l’IAAF va mener de son côté une enquête. Il n’en était pas question en octobre dernier suite à des rumeurs « sans aucun élément de preuve pertinent », selon l’institution. Contacté, le président de la Fédération française d’athlétisme Bernard Amsalem estime que si les faits sont avérés, il sera « nécessaire » de trouver un remplaçant au Qatar pour l’organisation de la compétition en 2019.

Depuis plusieurs années le Qatar investit à coup de millions dans le sport, tant dans les équipes (le PSG et le FC Barcelone par exemple) que dans les épreuves (dernièrement les championnats du monde de cyclisme) ou encore les médias (BeInsport). Et ce afin de se préparer à l’épuisement de l’économie pétrolière.

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