La ligue mondiale de surf (WSL), organisatrice du circuit professionnel international de surf va instituer l'égalité des primes de résultats entre hommes et femmes à partir de 2019.

La française Johanne Defay à l'US Open de surf à Huntington Beach, Californie
La française Johanne Defay à l'US Open de surf à Huntington Beach, Californie © AFP / MARK RALSTON

En 2018, la dotation globale du championnat du monde masculin de surf était de 607 800 dollars, avec 36 surfeurs en lice, et de 303 900 dollars pour le circuit féminin, avec 18 sportives admises.

Désormais, les surfeuses seront autant payées que les surfeurs sur le circuit international. 

La directrice générale de la ligue Sophie Goldschmidt a expliqué mercredi : 

Cette décision est simplement la bonne décision à prendre (...) Nous voulons être en première ligne pour pousser à l'égalité dans tous les domaines de la vie

La WSL se présente comme la première ligue professionnelle établie aux Etats-Unis à promouvoir l'égalité salariale entre ses sportifs et sportives. 

Un message à toute la société

La campagne de la ligue est soutenue par les deux champions Stephanie Gilmore et Kelly Slater. 

L'australienne Stephanie Gilmore, sextuple championne du monde, qui fera ses débuts olympiques en 2020 à Tokyo, a qualifié cette décision d"'incroyable", en citant Nelson Mandela :  

"Le sport a le pouvoir de changer le monde" a dit Nelson Mandela. 

Elle ajoute :

J'espère que cela va servir de modèle à d'autres sports, fédérations internationales et à toute la société 

Elle témoigne de son expérience de femme dans le surf :

Quand j'étais petite, les murs de ma chambre étaient tapissées de posters de surfeurs. C'était les seuls disponibles alors qu'il y avait plein de femmes dans le circuit que j'admirais. 

Kelly Slater en 2016 au Moche Rip Curl Pro au Portugal, manche du championnat du monde de surf
Kelly Slater en 2016 au Moche Rip Curl Pro au Portugal, manche du championnat du monde de surf © Maxppp / CARLOS BARROSO

Petit à petit, mes résultats étaient aussi bons, si ce n'est meilleurs, que ceux de la plupart de mes équivalents masculins. Mais il a fallu lutter pour que les sponsors me paient aussi bien que les hommes.

Je me souviens m'être demandé:

Pourquoi mon titre mondial vaut moins que le leur ? 

Pour Kelly Slater, onze fois champion du monde : 

Les surfeuses du circuit mondial méritent cette réforme. Je suis si fier que le surf ait choisi de donner l'exemple dans le sport pour l'égalité et la justice.  

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