Les supporters corses dérapent régulièrement (ici contre Évian en décembre 2014)
Les supporters corses dérapent régulièrement (ici contre Évian en décembre 2014) © Maxppp / Gérard Baldocchi

Le stade Armand-Cesari est suspendu par la Ligue de football professionnel, en attendant une décision de sanction après plusieurs dérapages des supporters bastiais. Le prochain match le 21 mars contre Guingamp se jouera à huis clos.

"Jet de briquets en direction des joueurs", "jet d'objet lors d'un corner", "jet d'un ballon depuis une tribune", "utilisation de très nombreux engins pyrotechniques", "propos injurieux", "banderole injurieuse et obscène"... La liste des incidents en marge de ce match Bastia - Nice, samedi dernier, est interminable. La sanction, elle, pourrait durer longtemps, avec une suspension du stade le temps que la Commission se soit décidée sur une punition appropriée.

Un mois sans stade, voire plus ?

Le dossier a été placé en instruction "au vu de la gravité des faits". D'ailleurs, la sanction pourrait ne pas être que disciplinaire : le parquet de Bastia a même ouverte une enquête "sur le jet d'une bombe agricole à l'arrivée du bus de l'équipe adverse". Quand au club lui-même, il est tout aussi remonté, puisque le SC Bastia a déposé plainte contre X.

En marge du match aller, à Nice, le 18 octobre 2014, des supporters niçois avaient investi le stade de l'Allianz-Riviera pour s'y battre avec les joueurs corses après que l'un d'eux a brandi un drapeau corse sur le terrain. Là aussi, la Commission de discipline avait décidé un huis-clos partiel conservatoire pour Nice. Il avait duré un mois. Un score à battre ?

Certainement pas, pour le président du club, qui s'indigne de "sanctions démesurées". Pierre-Marie Geronimi estime que la décision de la Commission n'est "pas une surprise", rappelle qu'il "condamne ces actes", mais que Bastia est victime d'une politique de "deux poids, deux mesures".

Quand on regarde le barème des autres sanctions pour les autres clubs pour des faits similaires, les sanctions ne sont jamais aussi sévères. Nous sommes le seul club en France que l'on oblige à se délocaliser ! A Nice, lors du match aller, on a voulu nous étriper et nous lyncher et, au final, la Ligue n'a infligé qu'un match à huis clos partiel ! Où est la logique ?

Il rappelle également que le club "a tout fait pour se prémunir et protéger les différents acteurs".

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