courte victoire du psg à troyes
courte victoire du psg à troyes © reuters
PARIS (Reuters) - De retour du Camp Nou où il a tenu tête cette semaine au FC Barcelone, le Paris Saint-Germain a longtemps douté samedi après-midi sur le terrain de Troyes, bon dernier de Ligue 1, avant de s'imposer 1-0. Un peu à court de forme trois jours après leur élimination de la Ligue des champions, les Parisiens ont attendu un but de Blaise Matuidi à la 65e minute pour s'assurer les trois points de la victoire. Ils ont désormais dix longueurs d'avance sur Marseille qui jouera dimanche soir à Lille en épilogue de la 32e journée. Autrement dit, ils ont fait un grand pas vers le titre de champion à un mois et demi du dénouement de la saison. "Nous devons rester concentrés", a prévenu l'entraîneur Carlo Ancelotti en conférence de presse après le match. "Maintenant, l'objectif est de gagner le championnat le plus vite possible." Le technicien italien a aussi insisté sur les faiblesses de son équipe: "J'ai été énervé à la fin de la première mi-temps contre tous les joueurs parce que la performance était moyenne." Effectivement, rien n'a été facile pour le PSG qui a dû affronter une équipe de Troyes bien plus joueuse que ne le suggèrent son classement et ses 25 petits points empochés depuis le début de la saison. "Après le match de Ligue des champions, on savait que ça allait être difficile. Ça l'est", a reconnu le milieu de terrain Blaise Matuidi à la pause, au micro de Canal +. "Il y a un manque de fraîcheur. C'est normal, les matches s'enchaînent." Après un duel perdu de l'avant-centre parisien Kevin Gameiro avec le gardien Yohann Thuram-Ulien (4e), les Troyens se sont procuré la très grande majorité des occasions dangereuses durant les 45 premières minutes. Mais ils ont quasiment toujours buté sur l'un des rares Parisiens qui jouait à son niveau habituel, le gardien Salvatore Sirigu. "BEAUCOUP DE REGRETS" A la 9e minute, Stéphane Darbion a semé une première fois la panique dans la défense du PSG en tirant sur le poteau. Et dans le sauve-qui-peut, Marco Verratti a réalisé un tacle pour le moins musclé pour sortir ses coéquipiers de ce mauvais pas. Jusqu'à la fin de la première période, Marcos, Fabien Camus, Eloge Enza Yamissi et Benjamin Nivet se sont relayés pour faire trembler les défenseurs parisiens. De quoi préoccuper le directeur sportif et le président du PSG, respectivement Leonardo et Nasser Al-Khelaïfi, tous les deux présents au Stade de l'Aube. Du côté parisien, seul le Brésilien Lucas a multiplié les rallyes dans la défense de Troyes mais ses dribbles n'ont pas servi à grand-chose, sinon à donner un nouvel aperçu de son savoir-faire technique. Car il manquait au PSG l'homme qui fait habituellement pencher la balance quand la situation est bloquée: Zlatan Ibrahimovic, suspendu. En son absence, Blaise Matuidi a joué les hommes providentiels en marquant du plat du pied gauche à la réception d'un centre du Néerlandais Gregory Van Der Wiel, doublure de Christophe Jallet au poste d'arrière droit. Fabien Camus s'est chargé à la 89e minute de rappeler que les Troyens n'avaient pas rendu les armes. Mais sa frappe lointaine a été arrêtée par Sirigu et les Troyens ont fini le match sur une 15e défaite, la première à domicile depuis trois mois. "Ce soir, on a beaucoup de regrets parce qu'on (leur) a posé beaucoup de problèmes", a lâché sur Canal+ Yohann Thuram-Ulien. Lequel refuse d'évoquer la Ligue 2, malgré les six points de retard sur la 17e place. "Franchement, on n'y pense pas." Simon Carraud, édité par Guy Kerivel
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