Vingt-et-un ans après l’édition masculine, la France organise la coupe du Monde féminine de football dès vendredi. Mais cette fois-ci, contrairement à l’épopée de 1998, aucun match n’aura lieu au Stade de France. Un choix dicté par un certain pragmatisme.

Le trophée de la coupe du monde féminine présenté au Parc des princes à Paris
Le trophée de la coupe du monde féminine présenté au Parc des princes à Paris © Getty / Aurélien Meunier - FIFA

La quête des Bleues vers une première étoile de championnes du monde débutera vendredi, face à la Corée du Sud. Le match se jouera à guichets fermés au Parc des Princes (48 000 places) et c'est certes un bel écrin... Mais sa capacité est moindre que les 81 000 sièges du Stade de France, théâtre du match inaugural de la coupe du Monde 1998 (Brésil-Écosse).

Un choix totalement assumé par la Fédération française de football : "Un site n’accueille pas simplement un match", rappelle Brigitte Henriques, vice-présidente de la FFF. "Remplir le Stade de France pour le match d’ouverture avec les Bleues aurait été assez simple. Mais  assurer la présence de 80 000 personnes sur des affiches moins prestigieuses, et sans l’équipe de France, cela aurait été très ambitieux.

L’ouverture à Paris, la finale à Lyon

Pour la dirigeante, il y a aussi un enjeu d’image avec cette Coupe du monde. En effet, des rencontres devant des tribunes clairsemées auraient été néfastes à l’image du football féminin alors que la FIFA (Fédération internationale de football association) espère plus d’un milliard de téléspectateurs cumulés pendant le mois de compétition (7 juin-7 juillet).

Pour la petite histoire, le site parisien devait même être encore plus modeste car c’est le stade Jean-Bouin (20 000 places) qui était pressenti à l’origine. À l’annonce officielle des sites retenus il y a deux ans, le choix s’est finalement porté sur le Parc des Princes, qui accueillera sept matches cet été. Un stade qui a également "récupéré" le match d’ouverture, originellement prévu à Lyon. La cité rhodanienne sera le théâtre de la demi-finale et de la finale (7 juillet) avec un stade dont la jauge est de 58 000 places.

Un engouement moindre dans le sud de la France

Autre "incongruité" : Marseille et son mythique stade Vélodrome (67 000 places) ne figurent pas parmi les neuf sites de la Coupe du monde. "À chaque fois que l’équipe de France féminine s’est déplacée dans le sud, elle n’a pas fait le plein", déplore Brigitte Henriques.

Elle souligne que la billetterie a aussi du mal à décoller à Nice et à Montpellier, alors même que le club héraultais possède une section féminine parmi l’élite. "Montpellier a une offre culturelle et sportive de haut niveau très riche. Même si cela commence à prendre, l’engouement a été tardif. Et à Nice, c’est toujours un peu compliqué. Le club masculin arrive rarement à faire le plein en Ligue 1 dans un stade de 35 000 places", remarque la vice-présidente de la FFF. Il reste d’ailleurs 8 000 places à vendre dans le stade azuréen pour le France-Norvège du 12 juin

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