Époux, épouses, enfants, frères et sœurs : les proches des marins engagés dans le Vendée Globe comptent les heures avant le retour à la maison après 80 jours de mer.

Après quatre-vingt jours en mer, en solitaire et autour du monde, les navigateurs de la 9e édition du Vendée Globe vont rallier mercredi en fin d'après-midi les Sables d'Olonne au terme d'un final inédit et haletant.
Après quatre-vingt jours en mer, en solitaire et autour du monde, les navigateurs de la 9e édition du Vendée Globe vont rallier mercredi en fin d'après-midi les Sables d'Olonne au terme d'un final inédit et haletant. © Maxppp / Franck Castel

Alors que les premiers skippers sont attendus mercredi soir sur la ligne d'arrivée du Vendée Globe, leurs familles sont arrivées aux Sables-d'Olonne pour les accueillir après plus de 80 jours de mer. Partie de Saint-Malo ce mardi matin, la voiture des proches de Louis Burton a filé vers la Vendée sans s'arrêter. "On se dit c'est chouette déjà on est sur la route retour" raconte l'épouse du skipper Servane Escoffier. "Donc c'est très joyeux, les enfants sont assez excités et on essaye de préparer au mieux le retour du champion".

Ces derniers jours ont donc été consacrés à la préparation de petits gestes d'affection. "Son fils Lino a concocté un sac contenant tout ce qu'il aime" décrit Nelson Burton, le frère de Louis. "Du chocolat au lait noisette, de la limonade, des Pim's, du sucré pour commencer !"

Ils n'attendront pas qu'il ait mis pied à terre

Les enfants, l’épouse, le frère : tous monteront mercredi soir à bord d’un zodiac pour rejoindre Louis Burton à bord de Bureau Vallée dès qu’il aura franchi la ligne d’arrivée. Pas question d’attendre qu’il pose pied à terre pour lui dire toute leur fierté. "Si il y a 90 jours on m'avait dit qu'il ferait cette course là, on aurait signé tout de suite" avoue son frère Nelson. "C'est une course d'anthologie, un Vendée Globe d'anthologie" abonde Servane Escoffier. "Quand on voit le niveau du plateau, les dernières heures, cela a mis le sourire à tout le monde et c'est ce qu'il y a de plus beau".

Des proches qui ont tous subi un test PCR pour ne pas mettre en danger le skipper dont les défenses immunitaires sont largement amoindries après 80 jours de mer.