Le patron de Paris 2024 a assumé la disparition du karaté lors des Jeux Olympiques de Paris 2024. Sur France Info ce lundi, il a déclaré que le choix s'était porté "sur des sports qui cartonnent sur les réseaux sociaux". Dis monsieur Coubertin, pourquoi tu tousses ?

Le breakdance est une nouvelle discipline programmée pour les JO de Paris 2024. Numériquement, c'est elle qui  va remplacer le karaté.
Le breakdance est une nouvelle discipline programmée pour les JO de Paris 2024. Numériquement, c'est elle qui va remplacer le karaté. © AFP / Atsushi Taketazu / Yomiuri

Steven Da Costa, champion olympique de karaté, espérait que le comité d'organisation des JO de Paris reviendrait sur sa décision de supprimer le karaté en 2024. 

Réponse de Tony Estanguet ce lundi matin : "En allant chercher les sports urbains comme le breakdance ou le skateboard, on va chercher des sports qui cartonnent sur les réseaux sociaux et que les jeunes regardent énormément", a asséné le patron de Paris 2024. 

La phrase, aussi abrupte soit-elle, a le mérite de l'honnêteté. Exit le karaté. Place aux sports faits pour un public jeune, d'ordinaire peu enclin à s'enflammer pour le classicisme olympique. 

Le président du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 poursuit en expliquant "qu'il y avait eu la possibilité d’ajouter quatre sports (ndlr : breakdance, skateboard, surf et l'escalade. Les trois dernières disciplines étaient déjà présentes à Tokyo). Aujourd’hui ces univers, ces communautés ne sont pas représentées dans les jeux".

Steven Da Costa, tout juste auréolé de sa médaille d'or, a la réponse sur Twitter plus douce que ses coups de pieds sur le tatami. Tout en subtilité. 

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Pour Tony Estanguet, c'est une question d'équilibre à trouver dans l'offre sportive "déjà composée de 28 sports dont cinq de combat". Ce qui ne convainc guère les passionnés de ce sport. Une pétition lancée par un magazine spécialisé est en déjà en ligne. 

Celui qui "flingue" les disciplines de niche vient ... du canoë

Tony Estanguet doit sa notoriété, et son statut de patron de Paris 2024, à une discipline "classique" des JO : le canoë. 

Il a été sacré trois fois champion olympique en slalom monoplace (Sydney en 2000, Athènes en 2004 et Londres en  2012). La fédération qui porte cette discipline, la fédération de canoë kayak et sports de pagaie, compte 60 000 licenciés en France. 

Pour comparaison, la fédération de karaté compte 252 700 licenciés dans près de 5 000 clubs sur l'ensemble du territoire. L'instance mondiale revendique, elle, plus de 10 millions de pratiquants dans le monde. Sa collègue gérant le canoë au niveau international ne présente pas de chiffres sur son site internet. 

Pour l'heure, la fédération française de karaté n'a pas commenté cette déclaration, et se contente d'assurer la promotion de son sport au Trocadéro, l'endroit où est précisément célébrée la transition entre les JO de Tokyo et Paris.

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