Celui qu'on aime surnommer le Bob Dylan français est surtout connu pour son amour des chevaux. À maintes reprises il a chanté son animal préféré, notamment dans "Stewball". Pourtant en 1967, Hugues Aufray abandonne un temps l'équitation et décide de rendre hommage à Jean-Claude Killy dans une chanson, "C'est tout bon".

Le skieur Jean-Claude Killy en 1968
Le skieur Jean-Claude Killy en 1968 © AFP

Il faut se remettre dans le contexte, Charles de Gaulle est au pouvoir, le sport n'est pas aussi populaire qu'aujourd'hui : les Français se passionnent pour le Tour de France et pour le rugby. Hugues Aufray choisit son héros, celui d'un sport qui commence à se démocratiser, le ski. Son héros c'est celui de la France qui triomphe, un sportif qui gagne : Jean-Claude Killy. Il est bon de préciser que les deux hommes ne se connaissent pas.

C'est peut-être en souvenir de son service militaire effectué au bataillon des chasseurs alpins d'Annecy que Hugues Aufray s'est pris d'admiration pour le skieur. Jean-Claude Killy est déjà un grand champion mais pas encore à son apogée et ce titre C'est tout bon, à la fois amusé, bienveillant et fraternel a de quoi surprendre... surtout quand on le réécoute un demi-siècle plus tard. D'autant que l'histoire musicale française nous a appris que l'exercice n'était effectivement pas fréquent. La chanson a été écrite par Hugues Aufray avec la parolière Vline Buggy et le compositeur Jean-Pierre Sabard. 

Trois couplets déroulent le récit de la vie de Killy : son enfance et son envie de faire du ski, sa vie de champion puis la quête ultime, trouver l'amour et se marier.  

Il faudra attendre presque 50 ans pour trouver d'autres chansons en hommage à des sportifs. 

Cette fois le football est devenu le sport le plus populaire en France et la légèreté d'Hugues Aufray n'est plus de mise : la Mano Negra et Manu Chao prient pour Maradona, Pascal Obispo est fan d'un certain Zinédine, le stéphanois Mickey 3D raconte Johnny Rep dans l'enfer du chaudron et enfin Julien Doré redonne toute sa classe et son sublime à Platini. 

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